เข้าสู่ระบบChapitre 119
Aelys
La nuit s’est refermée sur nous comme un écrin, douce, tiède, enveloppante. Les lanternes du jardin suspendu ont dansé encore un moment, leurs flammes rouges et or vacillant dans la brise, puis elles se sont éteintes une à une, comme des étoiles fatiguées, comme des promesses accomplies. Les invités sont partis, les rires se sont tus, la musique s’est é
Chapitre 120AelysLe matin arrive, doux et doré, comme une caresse de lumière qui traverse les grandes baies vitrées du penthouse, qui se pose sur les draps de soie noire, sur nos corps enlacés, sur nos visages détendus, sur nos cœurs apaisés. La ville s'éveille lentement en dessous, les gratte-ciel s'allument, les lanternes s'éteignent, les premières voitures commencent à circuler. Mais ici, dans cette chambre, le temps semble suspendu, figé dans une bulle de bonheur, de paix, de silence.Je suis réveillée la première. La lumière joue sur le visage de Ryuu, dessine des ombres douces sur ses traits, ses joues creuses, sa mâchoire carrée, la cicatrice sur sa tempe, fine, blanche, presque invisible à cette heure. Il dort, ses bras toujours autour de moi, son souffle léger, réguli
Chapitre 119AelysLa nuit s’est refermée sur nous comme un écrin, douce, tiède, enveloppante. Les lanternes du jardin suspendu ont dansé encore un moment, leurs flammes rouges et or vacillant dans la brise, puis elles se sont éteintes une à une, comme des étoiles fatiguées, comme des promesses accomplies. Les invités sont partis, les rires se sont tus, la musique s’est éteinte. Miya et Kael ont disparu dans leur bonheur, leurs mains jointes, leurs regards mêlés, leur avenir ouvert devant eux.Il reste le penthouse. Sa chambre. Notre chambre.Ryuu m’a prise par la main, ses doigts chauds, fermes, entrelacés aux miens. Il m’a guidée à travers le couloir, ses pas lents, mesurés, presque solennels. La porte s’est ouverte devant nous, la chambre s’est dé
Chapitre 118AelysLa valse s'est achevée, les dernières notes se sont éteintes, se sont fondues dans le silence de la nuit, dans le bruissement des feuilles, dans le souffle léger du vent. Les invités applaudissent, leurs mains frappant l'air, leurs sourires éclatants, leurs regards posés sur nous. Miya et Kael sont au centre d'un cercle d'amis, de rires, de bonheur. Mais moi, je ne vois qu'eux, je ne vois que lui, je ne vois que Ryuu.Il tient encore ma main. Ses doigts sont chauds, fermes, entrelacés aux miens. Il ne la lâche pas. Il ne veut pas la lâcher. Il me regarde, ses yeux noirs brillants, sa bouche entrouverte, ses lèvres qui tremblent légèrement.— Sortons, dit-il.— Sortons ? demandé-je.— Oui. Dehors. Sous les lanternes. Loin de la f
Chapitre 117AelysLe mariage de Miya et Kael a lieu dans un jardin suspendu, au sommet d’un gratte-ciel, sous un ciel étoilé qui semble s’être ouvert spécialement pour eux, comme une bénédiction, comme une promesse. Des centaines de lanternes flottent dans l’air, rouges et or, suspendues à des fils invisibles, dansant doucement dans la brise tiède de la nuit. Leurs lueurs se reflètent dans les vitres des immeubles environnants, dans les yeux des invités, dans le champagne qui pétille dans les flûtes en cristal. Des guirlandes de fleurs blanches et roses ornent les arches, les chaises, les rampes, mêlant leurs parfums sucrés à l’odeur de la nuit, de la terre humide, de l’été naissant.Miya est resplendissante. Sa robe de mariée est en dentelle ivoire, longue, lég&
Chapitre 116AelysLes préparatifs du mariage de Miya et Kael ont envahi le penthouse comme une vague de lumière, de rires et de couleurs. Des échantillons de tissus sont étalés sur la grande table en bois clair, des soies ivoire, des dentelles crème, des satins pâles qui brillent sous la lumière des lustres. Des catalogues de fleurs sont ouverts, des pages cornées, des photos de bouquets, de roses blanches, de pivoines roses, de lys dorés. Des listes sont écrites, des listes de choses à faire, de choses à acheter, de choses à organiser, des listes de listes, toutes rédigées de la main de Miya, une écriture ronde, joyeuse, presque dansante.Miya est assise au milieu de ce chaos organisé, ses cheveux bruns coupés au carré, ses joues rouges, ses yeux pétillants, son sourire qui ne s’efface jamais. Elle tient un échantillon de dentelle entre ses doigts, le tourne, le retourne, le regarde à la lumière.— Tu penses que c’est trop ? demande-t-elle.— Trop quoi ? dis-je.— Trop de dentelle.
Chapitre 115AelysLa lumière de la fin d’après-midi entre par les grandes fenêtres du penthouse, dorée et douce, presque liquide, comme du miel, comme du soleil couchant qui se pose sur les toits de Yozora, sur les gratte-ciel, sur les lanternes qui commencent à s’allumer une à une, petites flammes tremblantes, rouges et or. La ville s’étale en dessous, immense, vibrante, pleine de bruits et de vie, mais ici, dans cette pièce, il n’y a que le silence, que la lumière, que nous.Ryuu est assis sur le canapé, Soren dans ses bras. Il le berce doucement, ses doigts caressant les cheveux noirs, ses yeux fixés sur le visage de l’enfant, sur ses petites joues rondes, sur ses cils noirs qui frémissent à peine. Il est calme, apaisé, presque serein. Les cernes sont encore là, profondes, mais ses yeu
Chapitre 2Le train ralentit dans un grincement doux, une plainte mécanique qui se répercute le long des wagons, et je découvre Yozora à travers la buée de la vitre. Mon souffle a dessiné un halo sur le verre, une auréole de condensation derrière laquelle la ville apparaît par fragments, comme un t
Chapitre 1Je sens le regard de Julian avant même de le voir.Il est là, debout près de la fontaine de champagne, une coupe à la main, l’autre posée sur les reins d’une femme que je ne connais pas. Une femme vêtue de satin blanc si pâle qu’il en devient presque irréel sous les lustres, un collier d
Chapitre 5Les rues de Yozora sont désertes à cette heure.La neige tombe plus dense maintenant, des flocons épais qui tourbillonnent dans la lumière des lanternes, se posent sur les toits incurvés, sur les câbles électriques, sur le pavé luisant. Tout est silencieux. La ville retient son souffle so
Chapitre 4Le regard de l'inconnu ne me lâche pas.Je sens son attention posée sur moi comme une main invisible, chaude, insistante. Elle glisse sur ma nuque, s'attarde sur mes lèvres quand je bois une gorgée de saké, suit le mouvement de ma gorge quand j'avale. Je n'ai jamais été observée ainsi. P







