LOGINCarla, restauratrice perfectionniste et célibataire endurcie, organise un dîner test crucial pour obtenir une étoile au guide gastronomique. Le seul critique disponible à la dernière minute est Mathis, célèbre pour ses papiers mordants… et son excentricité légendaire. Le dîner vire au fiasco burlesque : le sommelier se prend pour un danseur de tango, le soufflé s’effondre dramatiquement et Mathis semble plus intéressé par la coupe de cheveux du commis que par le homard. Furieuse et désespérée, Carla décide de le prendre à part dans l’office pour le… convaincre autrement. S’ensuit une joute verbale électrique, un baiser qui les surprend autant qu’un soufflé qui monte, et des ébats aussi passionnés qu’improbables parmi les sacs de farine et les casseroles, sous l’œil scandalisé d’un portrait de grand-mère. Le lendemain, la critique paraît : « Un restaurant où l’on mange avec les doigts… et le reste. Une expérience sensorielle inoubliable. » Et en PS : « La chef est libre samedi soir ? »
View MoreJe le regarde. Il ne bouge pas, mais son visage est un livre ouvert où je lis la douleur, l'espoir, la peur.— Et ce soir, quand tu as débarqué, j'ai compris. J'ai compris que je m'étais menti pendant des mois. Que ce calme, cette paix, cette tranquillité, ce n'était pas du bonheur. C'était de la survie. C'était une façon de ne pas souffrir. Mais ce n'était pas vivre. Pas vraiment.Je me tourne vers lui, complètement.— Toi, tu es la vie. La vraie. Celle qui brûle, qui fait mal, qui fait peur. Celle qui te réveille la nuit et te pousse à te dépasser. Celle qui te force à te regarder en face, à voir qui tu es vraiment, à décider si tu veux être cette personne ou une autre. Et j'ai passé des mois à fuir ça. À fuir TOI. Parce que j'avais peur de ce que je devenais avec toi. Pa
Sa main cherche la mienne. Ses doigts sont glacés. Je les serre.— On reste là, dis-je. Cette nuit. On parle. On ne fait rien d'autre. On parle de nos peurs, de nos blessures, de nos conneries. Et demain, on verra.Il hoche la tête. Il ne peut pas parler. Mais sa main serre la mienne, et c'est assez.La nuit avance. Dehors, la lune a poursuivi sa course, et la verrière laisse maintenant passer une lumière plus oblique, plus pâle. La cuisine est un cocon de silence et d'ombres, et nous sommes deux épaves accostées l'une à l'autre, main dans la main, dos contre le four froid.Longtemps, nous restons ainsi. Sans parler. Juste à exister ensemble dans ce lieu qui a vu naître notre histoire, dans ce silence qui dit plus que tous les mots.C'est moi qui finis par parler. Parce que si lui a livré ses peurs, il est temps que je livre les mienne
Il serre ses genoux un peu plus fort.— Mon père, lui... il était tout l'inverse. Il était chaud, vivant, imprévisible. Il jouait de la guitare, il nous emmenait camper le week-end, il me lisait des histoires le soir avec des voix différentes pour chaque personnage. Il riait fort, il pleurait facilement, il aimait sans calcul. Ma mère l'aimait aussi, je crois. Mais elle ne savait pas comment. Elle ne savait pas comment répondre à cette... cette démonstration permanente. Alors elle s'est refermée. Et lui, il s'est senti rejeté. Incompris. Seul.Sa voix tremble.— Un jour, il est parti. Il a dit qu'il allait acheter du pain. Il n'est jamais revenu. J'avais six ans. Six ans, Carla. Et je l'ai attendu. Pendant des mois, je l'ai attendu à la fenêtre, avec son pain imaginaire, en me disant qu'il allait revenir, qu'il s'était perdu, qu'il avait eu
Je le regarde. Vraiment. Je regarde cet homme debout devant moi, dans cette réserve où nous avons tout commencé, et je vois enfin ce qui se cache derrière les mots, derrière les fuites, derrière l'excentricité. Un enfant perdu. Un homme qui a appris très tôt que l'amour fait mal, alors autant ne pas aimer.— Pourquoi tu reviens maintenant ? dis-je doucement.Il lève les yeux au ciel, comme si la réponse était évidente.— Parce que j'ai essayé de ne pas revenir. Parce que j'ai passé des mois à me convaincre que je pouvais vivre sans toi. Parce que j'ai changé de ville, de vie, de tout. Et ça n'a rien changé. Tu étais là. Dans chaque plat que je goûtais, dans chaque mot que j'écrivais, dans chaque nuit où je me réveillais en cherchant ta chaleur. Tu es une obsession, C






Bienvenue dans Goodnovel monde de fiction. Si vous aimez ce roman, ou si vous êtes un idéaliste espérant explorer un monde parfait, et que vous souhaitez également devenir un auteur de roman original en ligne pour augmenter vos revenus, vous pouvez rejoindre notre famille pour lire ou créer différents types de livres, tels que le roman d'amour, la lecture épique, le roman de loup-garou, le roman fantastique, le roman historique et ainsi de suite. Si vous êtes un lecteur, vous pouvez choisir des romans de haute qualité ici. Si vous êtes un auteur, vous pouvez obtenir plus d'inspiration des autres pour créer des œuvres plus brillantes. De plus, vos œuvres sur notre plateforme attireront plus d'attention et gagneront plus d'adimiration des lecteurs.