หน้าหลัก / Romance / Un mari , deux identités / Prologue 2 : La Vérité en Héritage 2

แชร์

Prologue 2 : La Vérité en Héritage 2

ผู้เขียน: Déesse
last update วันที่เผยแพร่: 2026-02-07 05:47:42

Amelia 

Le puzzle infernal s’assemble enfin dans mon esprit avec un clic assourdissant. La rencontre arrangée. Le mariage rapide. L’urgence qui l’arrache à notre nuit de noces. Il ne courait pas vers un éboulement. Il courait accomplir son crime. Et son nom… son vrai nom… était le même que celui de sa victime. Tout était d’une facilité diabolique.

— Tu m’as utilisée, je murmure, la trahison me transperçant comme une lame. Tout était faux. Tes sourires. Tes promesses. Tu ne m’as jamais aimée.

— L’amour est un luxe, Amelia, dit-il en haussant les épaules. L’argent, le pouvoir, ce sont des réalités. Et maintenant, tu détiens cette réalité. Mais il reste un problème. Le testament désigne l’épouse de James. Pas la mienne. Alors voici ce que tu vas faire.

Il s’approche encore, me coinçant contre le lit. Son parfum, que j’aimais tant, me donne maintenant la nausée.

— Tu vas confirmer à tout le monde que tu as épousé le vrai James Harrington. Que c’est lui qui est venu à l’église. Que tu ignorais tout de moi, de cette… ressemblance familiale. Tu hérites légalement. Et plus tard, dans un an, deux ans, quand le deuil sera passé, Nathaniel Harrington, le frère dévoué, pourra consoler la riche veuve Harrington. Et l’épouser. Tout sera parfaitement légal, et terriblement romantique aux yeux du monde.

La monstruosité du plan, sa froideur calculée, me coupent le souffle.

— Jamais, je souffle, une colère noire et désespérée remplaçant la terreur. Je ne ferai pas ça. Je vais tout leur dire. Tout. Que tu es Nathaniel, que tu as pris sa place.

Le faux sourire de Nathaniel disparaît. Ses yeux se durcissent comme du silex.

— Et qui te croira ? Nous avons le même nom. Une ressemblance frappante, certes, mais nous sommes frères, après tout. Ce serait ta parole contre la mienne. Et contre celle de tous les gens que j’ai soudoyés pour fermer les yeux sur mon petit jeu. Mais surtout…

Il se penche, son souffle chaud sur mon visage.

— … surtout, si tu parles, je parlerai aussi. Et je dirai que ton cher père n’est pas seulement un bûcheron. Qu’il est aussi un fraudeur habile. Qu’il a falsifié des titres de propriété pour le compte de certains de nos… amis communs. Les preuves sont accablantes. Il a signé des documents, Amelia. Des documents que je conserve précieusement. Il finirait sa vie en prison. Toi, tu perdrais tout, bien sûr. Et Clara serait ruinée.

Le sol se dérobe sous mes pieds. Mon père… ? Les dettes qu’il avait soudain réglées… son refus de m’en parler… Nathaniel a profité de sa détresse, il l’a piégé. La certitude dans son regard est absolue. Il a tout prévu. Tout verrouillé, en utilisant ma propre famille comme levier.

Je le regarde, cet homme dont j’ai cru être amoureuse, dont j’ai épousé le masque. Je cherche une once de celui que j’ai connu, une lueur de l’homme qui me souriait à l’église. Il n’y a rien. Juste un étranger froid et dangereux, un Harrington jusqu’à la moelle, empoisonné par le ressentiment et la cupidité.

Il ne m’a jamais aimée. Je n’ai été qu’un pion. Un passeur vers la fortune qu’il estime lui revenir de droit. L’instrument de son frère.

— Tu es un monstre, je murmure, les larmes de douleur et de rage brûlant enfin mes yeux.

— Je suis un Harrington, corrige-t-il, et pour la première fois, une vraie émotion, une amertume féroce, traverse son regard. On ne m’a jamais rien donné. Alors je prends. Et toi, tu vas m’aider. Fais ce qui est intelligent, Amelia. Protège ton père. Prends l’argent. Et joue le jeu. C’est un jeu que nous sommes désormais condamnés à jouer ensemble.

Il se penche, et pour un instant horrible, je crois qu’il va m’embrasser. Je détourne la tête. Il rit, un son bref et sans joie.

— À bientôt, Mme Harrington.

Il tourne les talons, ouvre la porte et disparaît dans le couloir sombre, aussi silencieusement qu’il était venu.

Je reste là, pétrifiée, les bras enlacés autour de moi pour ne pas me briser en mille morceaux. Clara dort toujours, inconsciente du cauchemar qui vient de se jouer.

Je regarde mes mains. Les mains de la fille d’un fraudeur. Les mains de la femme qui a épousé un fantôme et un meurtrier. Les mains de l’héritière d’un empire dont je ne veux pas, mais qui est désormais la seule monnaie d’échange pour sauver les miens.

Et je sais, avec une certitude plus amère que la mort, que le véritable piège ne faisait que commencer. Et que mon geôlier portait le même nom que ma victime.

อ่านหนังสือเล่มนี้ต่อได้ฟรี
สแกนรหัสเพื่อดาวน์โหลดแอป

บทล่าสุด

  • Un mari , deux identités    Chapitre 156 — FIN

    AmeliaLes enfants ont grandi. C'est une évidence, mais c'est une évidence qui me prend par surprise chaque matin, quand je passe devant leurs chambres vides. James Jr est parti pour l'université, puis pour un stage à l'étranger, puis pour un poste dans une grande banque de la City. Il a rencontré une jeune femme, brillante, belle, qui s'appelle Victoria. Elle a les yeux ambrés et le caractère bien trempé. Elle me ressemble, dit James en souriant. James Jr l'a présentée à la famille, et j'ai tout de suite su qu'elle serait ma belle-fille.— Elle est parfaite, m'a glissé James à l'oreille.— Elle lui ressemble. Ou plutôt, elle lui correspond.— Comme nous.— Comme nous.Emma, elle, est au collège. Une adolescente rebelle, passionnée, qui peint des fresques sur les murs de sa chambre sans demander la permission, qui écrit des poèmes qu'elle refuse de montrer, qui écoute de la musique à tue-tête et qui claque les portes quand elle est en colère. Une Harrington jusqu'au bout des ongles, d

  • Un mari , deux identités    Chapitre 155 — Vingt ans de mariage

    AmeliaVingt ans. Vingt ans se sont écoulés depuis notre second mariage, celui que nous avons célébré dans la salle de bal dévastée, avec le sang d'Eleanor sur ma robe et l'amour dans nos cœurs. Vingt ans de bonheur, de passion, de construction patiente et acharnée. Vingt ans à élever nos enfants, à les voir grandir et s'épanouir. Vingt ans à voir mon restaurant prospérer, décrocher des étoiles, devenir une institution. Vingt ans à regarder notre famille s'agrandir, se réconcilier, se guérir.Pour notre anniversaire, James a tout organisé dans le plus grand secret. Une cérémonie de renouvellement de vœux, dans les jardins du domaine, au coucher du soleil. Pas de foule, pas de mondanités. Juste la famille, les amis proches, et nous.Les jardins sont magnifiques, baignés de cette lumière dorée qui précède le crépuscule. Les roses sont en fleurs, blanches et rouges, nos couleurs. Les lanternes suspendues aux branches des chênes centenaires diffusent une lumière douce et tremblante. Une a

  • Un mari , deux identités    Chapitre 154 — Le temps qui passe

    JamesLe jour où James Jr part pour sa première année de pension, je sens quelque chose se briser en moi. Quelque chose de profond, d'essentiel, d'irréparable. Mon fils. Mon petit garçon. Celui que j'ai tenu dans mes bras quand il n'était qu'un nouveau-né fripé. Celui à qui j'ai appris à faire du vélo, à nager, à lire. Celui qui m'a regardé avec ses grands yeux gris en me demandant pourquoi le ciel était bleu et pourquoi les gens mouraient. Il a douze ans, il est grand pour son âge, il a déjà ma carrure et mes yeux gris. Il se tient droit, fier, un sourire confiant aux lèvres. Mais quand il me serre dans ses bras pour me dire au revoir, je sens ses épaules trembler. Il est encore un enfant. Mon enfant.— Prends soin de toi, papa. Et prends soin de maman. Et d'Emma.— Toi aussi, fiston. Écris-nous. Appelle-nous. N'oublie jamais qu'on t'aime. Jamais. Où que tu sois, quoi que tu fasses.— Je sais, papa. Je sais.Il grimpe dans le train, son sac sur l'épaule, et je reste sur le quai, immo

  • Un mari , deux identités    Chapitre 153 — Discours d'anniversaire

    AmeliaJames a cinquante ans. Cinquante ans, et il est plus beau que jamais. Le temps a déposé sur lui une patine, une noblesse, une profondeur qui n'appartiennent qu'aux hommes qui ont vécu, qui ont souffert, qui ont aimé. Les tempes grisonnantes, argentées, lui donnent un air de sage, de philosophe, de poète guerrier. Quelques rides au coin des yeux, des pattes d'oie qui se plissent quand il sourit. Cette cicatrice sur le sourcil, fine ligne blanche qui lui donne un air de pirate, de corsaire, d'aventurier. Il a gardé la silhouette athlétique de sa jeunesse, il court tous les matins dans le parc du domaine, il soulève des haltères dans la salle de sport qu'il a fait installer dans l'aile ouest. Mais c'est surtout son regard qui n'a pas changé. Ce regard gris acier, intense, qui me transperce et me fait fondre depuis le premier jour. Ce regard qui a vu le pire de moi et qui m'aime quand même. Ce regard qui est mon phare, mon nord, ma boussole.Pour son anniversaire, j'ai organisé une

  • Un mari , deux identités    Chapitre 152 — Consécration et mariage

    Les applaudissements crépitent, assourdissants. James, lui, ne dit rien. Il ne peut pas parler, je le sais. Il se contente de poser deux doigts sur ses lèvres et de m'envoyer un baiser muet. Mais je vois les larmes qui coulent sur ses joues, ces larmes rares et précieuses, et je sais ce que ce silence veut dire. Je sais tout ce qu'il ne peut pas exprimer.Quelques semaines plus tard, un autre événement vient illuminer notre vie. Clara se remarie.Elle a rencontré un homme, un veuf tranquille nommé Daniel, père de deux enfants, propriétaire d'une petite librairie à Douvres. Un homme bon, patient, qui l'aime sans la juger, qui l'aide à élever ses filles, qui lui a redonné confiance en elle et en l'avenir. Quand elle m'annonce la nouvelle, sa voix tremble au téléphone, cette voix que je connais si bien, cette voix qui a prononcé tant de mensonges et qui, aujourd'hui, ne demande qu'à dire la vérité.— Je sais que ce n'est pas facile à croire, après tout ce que j'ai fait. Après tout le mal

  • Un mari , deux identités    Chapitre 151— La famille complète

    Malgré la fatigue, malgré les nuits sans sommeil, malgré les cernes qui creusent nos visages et les bâillements que nous réprimons à peine, nous volons des moments pour nous. Des moments précieux, furtifs, arrachés au chaos domestique. Un baiser volé dans la cuisine pendant que les enfants dorment, les lèvres qui se frôlent à peine, le goût du café et du désir. Une étreinte rapide dans le couloir, à l'abri des regards, les corps qui se pressent l'un contre l'autre, les souffles qui se mêlent. Et parfois, la nuit, quand les deux petits sont enfin endormis, quand le silence retombe sur le domaine comme un manteau de velours, nous nous retrouvons dans notre chambre, et nous faisons l'amour.Ce n'est plus la passion débridée des premiers mois, cette urgence fiévreuse qui nous jetait l'un contre l'autre à toute heure du jour et de la nuit. Ce n'est plus l'urgence désespérée des jours de danger, quand chaque étreinte pouvait être la dernière, quand chaque baiser était un adieu possible. C'e

  • Un mari , deux identités    Chapitre 12 : La réalité 3

    AméliaIl a l’air de quelqu’un qui a répété cette scène mille fois dans sa tête. Qui a savouré chaque mot, chaque révélation, comme un vin précieux qu’il aurait gardé des années en cave.— L’accident… murmuré-je. Le jet…Je ne peux pas finir ma phrase.Il ne répond pas.Il n’en a pas besoin.Son si

  • Un mari , deux identités    Chapitre 11 : La réalité 2

    AméliaSa peau, sous mon nez. Sa joue, où mes lèvres rencontrent le frottement rêche d’une barbe de plusieurs jours. Son cou, à la jonction de l’épaule, cette place que j’aimais tant. Ses lèvres , je cherche ses lèvres comme si ma vie en dépendait, comme si en les touchant je pouvais ressusciter to

  • Un mari , deux identités    Chapitre 9 : L’Intruse

    AméliaLe sommeil est une mer agitée où je sombre et ressuscite sans cesse, hantée par des visages flous et des voix qui se mêlent. Les murmures de James à l’autel, le ton cinglant de Gwendoline, le silence assourdissant de l’océan. Clara est descendue chercher du thé, laissant un vide protecteur à

  • Un mari , deux identités    Chapitre 7 : Incroyable 1

    AmeliaJe reviens à moi dans un lit inconnu, un lit vaste et trop mou, enveloppée dans des draps de soie froide. Une lumière tamisée filtre à travers de lourds rideaux de velours. Pendant un moment béni, je ne sais pas où je suis, je ne me souviens de rien. Puis la réalité me frappe à la poitrine c

บทอื่นๆ
สำรวจและอ่านนวนิยายดีๆ ได้ฟรี
เข้าถึงนวนิยายดีๆ จำนวนมากได้ฟรีบนแอป GoodNovel ดาวน์โหลดหนังสือที่คุณชอบและอ่านได้ทุกที่ทุกเวลา
อ่านหนังสือฟรีบนแอป
สแกนรหัสเพื่ออ่านบนแอป
DMCA.com Protection Status