AnahidJe marche dans un couloir sans fin. Les murs sont blancs, aveuglants, ils me renvoient mon ombre déformée, mon ventre énorme, mes jambes qui flageolent. Devant moi, une porte. Je sais que je dois l'ouvrir, mais mes mains ne m'obéissent pas.La porte s'ouvre toute seule.Derrière, il y a une église. Une église immense, pleine de fleurs blanches, de bougies, de visages tournés vers l'autel. Et sur l'autel, Ara. En costume gris, élégant, souriant. À côté de lui, une femme en blanc. Je ne vois pas son visage, juste sa robe, sa traîne, ses mains gantées de dentelle.— Non, je murmure. Non, pas ça.Mais les mots ne sortent pas. Je suis figée, muette, invisible. Personne ne me voit. Personne ne sait que je suis là.Le prêtre parle, des mots que je n'entends pas. Ara prend la main de la femme, l
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