Je m'avance vers le panier. Mes pas sont lents, lourds, et chaque pas est un pas vers mon destin. Je m'agenouille devant mes enfants, pour la deuxième fois en trois jours, et je les regarde. Je les regarde vraiment. Je grave leurs visages dans ma mémoire, je bois leurs traits, je me remplis de leur présence. Braulio est le portrait craché de mon père. Mêmes cheveux noirs, même mâchoire carrée, même regard fier et déterminé. Emiliano ressemble à Altagracia – le visage fin, les yeux gris-vert pensifs, les longs cils. Azul est un mélange des deux, les boucles de sa mère et les yeux de mon père, un petit être de beauté et de mystère. Mes enfants. Ma chair. Mon sang. Braulio s'avance. Il tend sa petite main et la pose sur ma joue, exactement comme il l'a fait il y a trois jours. Sa paume est chaude, douce, et je sens une décharge d'énergie me parcourir – une énergie magique, ancienne, qui pulse dans ses veines et dans les miennes. — Papa, dit-il. Et cette fois, je ne pleure pas
อ่านเพิ่มเติม