CalistaJe me réveille dans un lit d'hôpital, et la douleur est la première chose que je perçois. Une douleur sourde, profonde, qui irradie dans tout mon ventre, qui pulse au rythme de mon cœur, qui me rappelle à chaque battement ce que j'ai perdu. Mon enfant. Notre enfant. L'enfant de Valerio et moi, celui qui n'aura jamais de prénom, jamais de berceau, jamais de premier sourire. Je ne le connaissais pas, je ne l'avais pas encore senti bouger en moi, mais son absence est une brûlure, un vide, un gouffre qui m'aspire vers le fond.J'ouvre les yeux, et la lumière blanche des néons m'agresse, m'aveugle, me force à cligner des paupières. La chambre est petite, impersonnelle, aseptisée. Des murs blancs, un sol en linoléum gris, une fenêtre qui donne sur un ciel bas et lourd de novembre. Des tuyaux sortent de mes bras, une perfusion goutte au-dessus de ma tête, un monitoring bip à intervalles réguliers, et ce bip est la seule preuve que je suis encore en vie, que mon cœur bat encore, que l
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