LA REVANCHE D'UNE HUMILIÉE
Élianor
Je sors du parloir, je marche dans les couloirs, je passe les portes, les sas, les contrôles, tout ce qu'il faut pour quitter une prison, pour laisser derrière moi Sabrina, ses larmes, ses aveux, son amour, sa façon d'aimer, une façon qui n'était pas l'amour, qui n'a jamais été l'amour, qui était autre chose, quelque chose que je n'arrive pas à nommer, quelque chose qui ressemble à de la peur, à de la haine, à de la jalousie, à de la possession, à tout sauf à ce qu'une mère devrait ressentir pour sa fille, même une fille qui n'est pas la sienne, même une fille qu'elle a élevée par obligation, par devoir, par intérêt, par peur, et je laisse tout ça derrière moi, je laisse les mensonge