La meute oubliée
Pas des cris d’homme, pas encore celui d’un loup, mais une plainte étrangère, monstrueuse, qui fit frissonner les spectateurs.
Noham sentit ses sens s’aiguiser. L’odeur de la terre, des arbres, du sang qui battait dans les veines des villageois… tout lui parvenait avec une clarté effrayante. Ses yeux s’emplirent d’une lueur dorée, répercutant la lumière de la lune.
Il voulut lutter. Une part de lui s’accrochait désespérément à son humanité. Mais l’autre part, plus sauvage, plus ancienne, réclamait sa place.