LA REVANCHE D'UNE HUMILIÉE
Nous ne sommes plus que cette entité convulsive, assoiffée, en train de se créer et de se détruire dans le même mouvement.
L’orgasme, quand il arrive, n’a rien de la douce vague, de l’apaisement. C’est une convulsion. Une déflagration interne qui m’arrache un cri, étouffé, déchirant, que j’enfouis dans le creux de son épaule. Mon corps se raidit, se cambre à se briser, puis explose en une série de spasmes violents, incontrôlables, qui semblent me vider de mon âme, de mes pensées, de mes remords. Au même instant, je le sens se figer, un grognement rauque, profond, sortant du centre de son être. Son propre corps est secoué de secousses, il s’enfonce une dernière fois, à fond, comme pour graver