เข้าสู่ระบบLa chambre d’hôtel baignait dans une pénombre douce, à peine troublée par la lumière des deux lampes de chevet et les reflets de la ville qui passaient à travers les rideaux entrouverts.Viviane était allongée sur le dos, le drap remonté jusqu’à la taille. Sa peau gardait encore la chaleur de leurs étreintes, et sa respiration retrouvait peu à peu son rythme habituel. À côté d’elle, Marc était installé contre les oreillers, une cigarette entre les doigts, les yeux perdus dans le plafond.Il y avait quelque chose d'étrangement rassurant dans ces moments-là. Après leurs rendez-vous, ils restaient souvent ainsi, sans ressentir le besoin de meubler le silence. Ils connaissaient les gestes de l’autre, les habitudes, les petites attentions. Une chambre d’hôtel, quelques heures à l’abri du reste du monde, puis chacun repartait de son côté, retrouver la vie qu’il avait laissée derrière lui.Sauf que, ce soir, Viviane n’avait plus envie de faire comme si cette situation lui suffisait.Elle tou
La question resta suspendue entre elles.Elena sentit ses doigts se resserrer autour de son stylo. Elle aurait voulu répondre quelque chose de convaincant, prétendre qu’elle était simplement organisée ou qu’elle préférait travailler à son rythme. Mais Safia la connaissait trop bien pour se contenter d’une excuse.— Parce que je n’ai pas le droit de me planter, lâcha-t-elle finalement.Safia se redressa.— Bien sûr que tu as le droit de te tromper.— Non, tu ne comprends pas. Mes parents ont tout fait pour que je puisse continuer ces études. Ils se sont privés de tellement de choses pour moi… Ils n’ont pas les moyens de payer une année supplémentaire si je rate cet examen. Je ne peux pas leur demander de recommencer.Sa voix s’était brisée sur les derniers mots. Elle baissa aussitôt la tête, agacée contre elle-même de sentir les larmes lui monter aux yeux.Safia resta silencieuse quelques secondes. Cette fois, elle ne chercha pas à plaisanter.— Je sais qu’ils ont fait beaucoup de sacr
Sa mère la regarda longuement avant de se rapprocher d’elle.— Ma chérie, on ne t’a jamais demandé d’être parfaite.— Peut-être, mais…— Non, écoute-moi. On veut que tu réussisses, évidemment. On serait heureux de te voir obtenir ton diplôme et réaliser ce que tu souhaites. Mais on ne t’a pas aidée à arriver jusque-là pour que tu te rendes malade à force d’avoir peur de l’échec.Elena sentit sa gorge se serrer. Elle détestait cette sensation, celle d’être au bord des larmes pour une simple conversation alors qu’elle était censée garder la tête froide.— Je vais y arriver, dit-elle finalement. Il faut juste que je travaille encore un peu.Sa mère sembla comprendre qu’elle n’obtiendrait rien de plus pour le moment. Elle se leva, déposa un baiser sur son front et ramena une mèche derrière son oreille.— Très bien. Mais tu manges, tu bois et tu dors un minimum. Je ne négocierai pas là-dessus.Elena esquissa un sourire fatigué.— Oui, maman.— Et n’oublie pas une chose : quoi qu’il arrive
Elena avait beau relire la même phrase pour la cinquième fois, elle n’arrivait toujours pas à la retenir.Elle finit par laisser tomber son stylo sur le bureau et passa les mains sur son visage. Ses yeux la brûlaient à force de fixer les pages, et une douleur sourde commençait à lui serrer les tempes. Dans sa chambre, le silence n’était interrompu que par le bruit occasionnel des voitures dans la rue et le froissement des feuilles qu’elle tournait sans même s’en rendre compte.Son bureau était devenu un véritable champ de bataille. Des livres ouverts, des fiches empilées les unes sur les autres, des surligneurs sans capuchon et des feuilles couvertes de notes dont elle ne se souvenait même plus avoir écrit certaines.L’examen était dans une semaine.Sept jours.Elle avait beau se répéter qu’elle avait encore du temps, elle avait surtout l’impression d’être en retard sur tout. Les articles de droit se mélangeaient aux jurisprudences, les exceptions contredisaient les règles qu’elle ven
Il s’allongea sur moi. Son poids me couvrit, me rassura, m’ancra. Sa bouche retrouva la mienne. Sa langue glissa entre mes lèvres pendant que ses mains dégrafaient mon soutien-gorge. La dentelle tomba. Il prit un sein dans sa bouche, sa langue tourna autour du téton, le suçota, le mordilla juste assez pour que je gémisse. Sa main libre descendit, fit glisser ma culotte le long de mes hanches, de mes cuisses, de mes chevilles. Je me retrouvai nue sous lui, trempée, tremblante.Ses doigts glissèrent entre mes cuisses. Il me trouva déjà ouverte, déjà prête. Un doigt pénétra, puis deux. Il les fit bouger lentement, profondément, pendant que son pouce dessinait des cercles précis sur mon clitoris. Je gémissais, les hanches se soulevant vers sa main. Il prit son temps. Me porta presque au bord. Puis s’arrêta.Je le sentis se positionner. La tête de son sexe contre mon entrée. Il entra lentement, doucement, centimètre par centimètre, comme s’il avait peur de me briser. Je gémis. Un gémisseme
Je souris sans répondre. Il n’y avait rien à ajouter. Les mots étaient usés, trop petits pour ce qui se passait entre nous. Ce que je voulais, ce n’était pas des phrases. C’était lui. Sa peau contre la mienne. Son souffle chaud dans le creux de mon cou. Ses mains qui savaient déjà où se poser, qui connaissaient chaque courbe, chaque frisson, chaque parcelle de mon corps comme si elles l’avaient cartographié depuis toujours.Il m’embrassa.Un baiser lent d’abord, presque hésitant, comme s’il redécouvrait ma bouche. Ses lèvres effleurèrent les miennes, s’y posèrent, s’y attardèrent. Puis le baiser s’approfondit. Sa langue trouva la mienne, la caressa, la domina avec une douceur qui n’avait rien de faible. Sa main remontait le long de ma nuque, ses doigts s’enfoncèrent dans mes cheveux, et il m’attira contre lui jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’espace entre nos corps.Je me laissai faire. Je me laissai emporter. Les larmes de tout à l’heure avaient laissé place à une chaleur nouvelle, lou
Quatre jours. Quatre jours entiers à tenir le monde à bout de bras pour que ce gala ressemble à une évidence.Quatre jours à vérifier les fiches techniques du traiteur, à goûter trois versions du même velouté de potiron, à négocier avec le fleuriste pour que les orchidées blanches importées de Tha
J’attendis que la porte d’entrée se referme.Viviane était partie. J’avais entendu sa voix dire quelque chose à Alexandre, légère, presque désinvolte un « à plus tard » sans doute, ou un « merci pour le café » puis ses pas dans le couloir, le clic net de la serrure, et enfin le silence. Un silenc
Je rentrai à neuf heures du matin, les vêtements froissés, la bouche sèche. Mes cheveux étaient retombés en mèches ternes autour de mon visage, ma robe bleu nuit portait les plis d’une nuit passée sur un drap trop étroit. Je n’avais même pas pris la peine de me recoiffer avant de quitter la chambre
je ne sais pas exactement combien de verres j’ai bus. Assez pour que le monde prenne cette texture légèrement floue qui rend les choses supportables. Assez pour que mes joues soient trop chaudes et mes pensées un peu trop libres. Assez pour que, quand je croisais mon reflet dans les surfaces sombre







