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Chapitre 3

ผู้เขียน: King Djo
last update วันที่เผยแพร่: 2026-08-06 04:31:01

CHAPITRE 3

Les mots de Killian résonnaient encore dans l'esprit de Lyra comme un écho funeste tandis qu'elle quittait la tour Vance, le cœur battant la chamade. Elle avait refusé son chantage, persuadée que sa fierté et sa résistance tiendraient lieu de bouclier. Mais la réalité du monde impitoyable des affaires frappa avec la brutalité d'un couperet dès le lendemain matin.

Au réveil, son téléphone portable s'affola. Une succession de notifications et de messages alarmants de ses anciens collègues et partenaires s'affichait sur l'écran.

— Lyra, c'est l'enfer. Les banques viennent de geler tous les comptes de l'agence. Et la ville a rejeté notre permis pour le grand projet du centre-ville, expliqua sa directrice associée, la voix brisée par les sanglots, à travers le combiné. On est blacklistés partout. Personne ne veut plus travailler avec nous. C'est le groupe Vance, ils ont acheté ou menacé tous nos investisseurs.

Lyra sentit le sol se dérober sous ses pieds. Installée sur le rebord de son lit, elle serra l'appareil contre son oreille, incapable de prononcer le moindre mot. Killian n'avait pas bluffé. Il ne s'agissait pas seulement de menaces en l'air ou de pressions psychologiques ; il était en train de raser méthodiquement tout ce qu'elle avait mis des années à construire à la sueur de son front. Chaque pierre de son indépendance professionnelle était méthodiquement pulvérisée.

Et le pire restait à venir. En fin de matinée, une notification officielle de l'huissier de justice tomba : une procédure de saisie conservatoire était lancée sur ses biens personnels pour combler de prétendues dettes contractées par son père auprès de filiales du conglomérat de Killian. L'appartement où elle vivait, l'héritage de sa mère, ses économies... Tout était menacé d'expropriation.

Elle n'avait plus rien à perdre. La peur, un temps dominante, laissa place à une colère froide, presque destructrice. Killian voulait la briser, la mettre à genoux, la forcer à ramper jusqu'à ses pieds pour implorer sa pitié. Mais il ignorait à quel point l'esprit de résistance pouvait s'avérer obstiné.

La nuit était tombée sur la ville, drapant les gratte-ciels de néons artificiels et de brume glacée. Lyra ignorait les conseils de prudence de ses proches. Refusant de rester passive dans son appartement sur le point d'être saisi, elle décida de passer à l'offensive, ou du moins de regarder son bourreau dans les yeux pour exiger des explications sur cette escalade judiciaire.

Puis, une limousine noire aux vitres teintées s'immobilisa subitement le long du trottoir, juste devant son immeuble. La portière s'ouvrit, et deux gardes du corps massifs en costume sombre en sortirent, coupant net sa trajectoire.

— Mademoiselle Sterling, M. Vance vous attend, déclara l'un d'eux d'une voix neutre et absolue, sans laisser la moindre place à la discussion.

Lyra recula d'un pas, dressant le menton avec un défi féroce.

— Dites à votre patron que je ne suis pas à sa disposition, et qu'il peut garder ses convocations pour ses subalternes !

— Ce n'était pas une invitation, mademoiselle, répliqua l'homme en faisant un pas vers elle avec une fermeté polie mais implacable.

Comprenant qu'elle n'avait aucune échappatoire face à ces armoires à glaces et fatiguée de fuir, Lyra inspira profondément, redressa les épaules et monta à l'arrière du véhicule.

La voiture roula un long moment dans les rues labyrinthiques de la métropole avant de s'engouffrer dans le parking sous-terrain privé d'un complexe ultra-sécurisé du centre historique  un vieux bâtiment de style néo-gothique racheté par le groupe Vance, loin du minimalisme ultra-moderne de sa tour principale.

On la guida à travers des couloirs de pierre sombre jusqu'à un bureau immense, aux bibliothèques de chêne massif et aux poutres apparentes. Assis au bord d'un vaste bureau de bois sombre, Killian l'attendait. Il avait retiré sa veste et sa cravate, les premières boutons de sa chemise blanche entrouverts sur son torse, trahissant une fatigue apparente mais une vigilance intacte.

Lorsqu'elle franchit le seuil, la porte se referma lourdement derrière elle, scellant le huis clos.

— Je vois que vous avez accepté mon invitation, même sous bonne escorte, lança Killian d'une voix rauque, en posant son stylo avec une lenteur délibérée. Asseyez-vous, Lyra. Nous avons des affaires à régler.

Lyra s'avança, ignorant la chaise proposée, et vint s'appuyer de tout son poids sur le bord du bureau, toisant le magnat du haut de ses talons.

— Vous êtes un lâche, Vance, cracha-t-elle, ses yeux brillants d'une rage incandescente. Saisir mes comptes, menacer mes biens personnels... C'est la méthode des tyrans qui ont peur d'affronter leurs adversaires à loyales armes.

Killian se renversa lentement dans son fauteuil en cuir, croisant les jambes, un sourire narquois et vénéneux étirant ses lèvres. Il la regarda de haut en bas, savourant le feu qui brûlait en elle.

— La loyauté est un luxe réservé aux gens libres, Lyra, et vous ne l'êtes plus depuis la nuit dernière, murmura-t-il, se levant pour s'approcher d'elle. Vous avez cru pouvoir me gifler en public et repartir impunément ? Vous avez sous-estimé l'homme auquel vous vous êtes mesurée.

Il s'arrêta à quelques centimètres d'elle, l'enveloppant de sa présence écrasante.

— Alors, dites-moi... Êtes-vous prête à signer cet abandon pour sauver ce qu'il reste de votre vie, ou préférez-vous tout perdre jusqu'à la dernière brique ?

A SUIVRE...... 

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