ANMELDENCette histoire est le tome 2. Vous pouvez retrouver le Tome 1, Regarde-Moi. Au cœur du Grand Hôtel Vesuvio, Ava, l'épouse du redoutable Vincenzo De Luca, est prisonnière d'une solitude opulente. Un mois d'exil volontaire, suite à une humiliation insoutenable, et toujours ce silence assourdissant de son mari. Lui, Vincenzo, fier magnat napolitain, refuse de céder, même si son empire et son âme sont en lambeaux depuis son départ. Les rues de Naples bruissent déjà des rumeurs de leur rupture, mais ce que ni Ava ni Vincenzo ne savent, c'est que des ombres bien plus sombres s'étendent sur le clan. Cargaisons disparues, trahisons chuchotées... l'empire De Luca vacille. Ava percera-t-elle le mystère du mutisme de Vincenzo avant que l'orgueil et les secrets sanglants de la mafia n'achèvent un amour déjà brisé ? Et si la plus grande menace ne venait pas de l'extérieur, mais d'une trahison intime qui pourrait faire s'écrouler tout un héritage ? Avertissement : Ce roman s'adresse exclusivement à un public majeur et averti. Il contient des descriptions explicites pouvant heurter la sensibilité de certaines personnes, notamment des scènes de violence physique et psychologique, de consommation de drogue et d'alcool, ainsi que des scènes à caractère sexuel. La lecture de ce contenu est déconseillée aux personnes mineures ou sensibles à ces thématiques. Note de l'autrice Cette œuvre est une fiction entièrement originale. Toute ressemblance avec des personnes existantes, des événements réels, ou d'autres histoires de fiction, publiées ou non, serait purement fortuite. Si certains thèmes ou archétypes peuvent évoquer d'autres œuvres du genre romantico-érotique, l'univers, les personnages et les intrigues de ce récit sont le fruit de l'imagination de l'autrice.
Mehr anzeigenChères lectrices, chers lecteurs,Pour commencer, je tiens à vous souhaiter une très belle année 2026. Que ces douze prochains mois soient pour vous synonymes de douceur, de projets audacieux et, bien sûr, de découvertes littéraires passionnantes.C’est avec une émotion sincère, presque palpable, que je prends la plume aujourd’hui pour m’adresser à vous. Notre voyage commun à travers les chapitres de Pardonne-Moi touche à sa fin — du moins pour le moment. Refermer un tome, c’est toujours un peu comme dire au revoir à des amis proches que l’on a côtoyés quotidiennement. On quitte des personnages qui ont pris vie sous nos yeux, mais on emporte avec nous les leçons qu’ils nous ont apprises.Je ne vous cacherai pas que le chemin pour arriver jusqu’à ce point final a été semé d’embûches. À titre personnel, j’ai traversé une période marquée par des nouvelles difficiles et des épreuves que je n’avais pas vu venir. À plusieurs reprises, le doute s’est installé. La tentation de tout mettre en
VincenzoLe silence de la villa De Luca n’était plus celui, majestueux et craint, d’un palais souverain. C’était le silence d’une cathédrale profanée après le massacre, où chaque écho semblait murmurer le nom de ce que nous avions perdu. Depuis notre retour de la clinique, l'air lui-même semblait s'être figé, saturé d'une humidité froide qui s'insinuait sous ma peau, malgré les feux que je faisais brûler dans chaque cheminée jusqu'à l'étouffement. La chaleur ne parvenait pas à mordre le givre qui s'était installé dans mon sang.Je me tenais dans le grand hall, les mains enfoncées dans les poches de mon pantalon de costume sur mesure, observant les ombres s'allonger sur le marbre de Carrare comme des doigts de spectres. J'attendais. J'attendais Ava comme un condamné attend que la lame tombe, ou qu'une grâce impossible soit prononcée par un ciel qui nous avait oubliés.Elle apparut enfin du coin de mon regard. Une silhouette frêle, u
AvaLe silence n’avait jamais été vraiment vide. À l’hôpital, il possédait une fréquence particulière, un bourdonnement électrique et stérile qui s’insinuait sous ma peau comme un parasite. C’était un silence peuplé de mes propres fantômes, rythmé par le frottement feutré des sabots sur le linoléum et le sifflement pneumatique des machines qui me maintenaient, de force, à la surface du monde. Pour moi, ce silence avait le goût métallique du sang séché et l'odeur rance de la trahison.Je flottais dans un entre-deux cotonneux, une dimension où le temps s’étirait comme du taffetas brûlé. Mes paupières pesaient des tonnes, scellées par une fatigue qui ne venait pas du sommeil, mais de l'épuisement de l'âme. Chaque fois que je tentais de les soulever, une vague de nausée me rejetait dans l’obscurité protectrice.Dans cet abîme, je revoyais la scène en boucle, un film muet et saturé de rouge. Je revoyais le visage de Giovanni, déformé pa
VincenzoLa route qui serpentait vers les hauteurs de Posillipo n’était plus qu’un ruban de goudron noir s’enfonçant dans la gorge de Naples, un nœud coulant qui se resserrait à chaque tour de roue. Derrière le volant de la Maserati, mes phalanges blanchissaient, broyant le cuir du volant dans un silence de mort qui n’était troublé que par le sifflement rageur du turbo. Chaque virage révélait une nouvelle perspective sur la baie, mais la splendeur du crépuscule — ce mélange de rose blessé et de violet funèbre qui baignait l’horizon — m’apparaissait comme une insulte insupportable. Le ciel saignait, et j'avais la certitude viscérale que la terre en ferait autant avant que la lune n'atteigne son zénith.Dans l’habitacle, l’air était saturé d’une électricité statique, celle qui précède les ouragans ou les exécutions. Cora m’avait donné l’adresse quelques heures plus tôt. Elle l’avait arrachée à la chair de Marco, centimètre par centimètre. J
Vincenzo Le bruit de Londres n’était pas celui de Naples. À Naples, le chaos vibrait comme une symphonie sauvage : les klaxons impatients, les scooters qui frôlaient les murs sales, les voix rauques des vendeurs de fruits, les cris d’enfants courant pieds nus dans les ruelles étroites du Quartieri.
AvaLe manoir De Luca n'était plus la prison dorée que j'avais connue. C'était devenu un refuge. Notre refuge. Les murs de marbre, autrefois froids et intimidants, semblaient maintenant retenir une chaleur douce, la chaleur de notre réconciliation. Vincenzo é
AvaJe m’éveillai dans une solitude que l'opulence de la pièce rendait plus froide encore. Le silence qui régnait dans cette chambre du manoir De Santis n’était pas celui, familier et lourd, de notre maison à Nap
VincenzoL’écran s’était figé, un instantané macabre et parfait : le sourire carnassier de Giovanni, éclatant sur le fond sombre, le masque d’un prédateur satisfait. La seconde suivante, un rugissement sourd s’échappa de ma gorge, un son plus animal qu’humain, et je projetai l’objet maudit contre l






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