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CHAPITRE 4 – LE PREMIER BAISER VOLÉ

ผู้เขียน: Déesse
last update วันที่เผยแพร่: 2026-08-23 07:46:50

Rosalie

La nuit est tombée, une nuit noire, sans lune, sans étoiles, sans espoir, et je suis toujours à genoux, mon corps est en feu, mes genoux sont en sang à travers la soie de ma robe, ma gorge est sèche comme du sable, comme du verre pilé, comme un désert sans fin, et la faim est une bête sauvage qui griffe mes entrailles, qui déchire mon estomac, qui me fait voir des étoiles devant les yeux, et la porte s'ouvre, Alessandro entre, il porte une chemise noire, ouverte sur sa poitrine, ses muscles qui jouent sous la peau, ses torses qui se soulèvent à chaque respiration, il tient une bouteille de vin, il ne porte pas de plateau, il ne porte pas de nourriture, il porte juste le vin, le vin qui va lui servir d'arme, d'outil, de séduction, et il s'assied sur le bord du lit, il remplit un verre de vin, il boit, il me regarde par-dessus le bord du verre, il me dit "Tu as faim, Rosalie ?", et je ne réponds pas, je le regarde, je sens la faim, la soif, la douleur, mais je ne cède pas, je ne cède jamais.

Il pose son verre, il s'approche de moi, il s'accroupit à ma hauteur, il pose sa main sur ma joue, il caresse ma peau meurtrie, et il dit "Tu es belle, Rosalie, même affamée, même épuisée, même à genoux, tu es belle, plus belle que toutes les femmes que j'ai possédées, plus belle que toutes les femmes que j'ai brisées, plus belle que toutes les femmes que j'ai aimées", et je le regarde, je sens la rage monter, la colère, la haine, et je dis "Lâche-moi, laisse-moi partir, laisse-moi vivre", et il secoue la tête, il dit "Non, je ne te lâcherai pas, je ne te laisserai pas partir, je te garderai, je te posséderai, je te consumerai jusqu'à ce qu'il ne reste plus que des cendres et une chaîne à ta cheville."

Il s'approche, il pose ses lèvres sur les miennes, un baiser léger, presque doux, presque tendre, comme une promesse, comme un pardon, et je le repousse, je le frappe, ma main s'abat sur sa joue, une gifle qui résonne dans le silence, et il ne bouge pas, il ne recule pas, il me regarde, il sourit, il dit "Tu es courageuse, Rosalie, vraiment courageuse, mais le courage ne suffit pas, il faut manger, il faut boire, il faut survivre, il faut accepter ce que tu es devenue", et je dis "Je préfère mourir, je préfère la mort plutôt que de te céder, plutôt que de me soumettre, plutôt que de devenir ta chose", et il rit, un rire grave, profond, un rire qui roule dans sa poitrine comme un tonnerre, et il dit "Non, Rosalie, tu ne préfères pas mourir, tu veux vivre, tu veux te battre, tu veux survivre, c'est pour ça que je t'aime, c'est pour ça que je te veux, c'est pour ça que je te garde."

Il se lève, il va vers la commode, il en sort un verre d'eau, il revient vers moi, il pose le verre contre mes lèvres, il dit "Bois, Rosalie, bois, tu as soif, tu brûles, tu meurs de soif", et je le regarde, l'eau est là, fraîche, pure, tentante, ma gorge est en feu, ma langue est devenue du sable, et je bois, je bois l'eau, je bois toute l'eau, je ne peux pas résister, je ne peux pas lutter, je bois parce que j'ai soif, je bois parce que je veux vivre, je bois parce que je veux me battre encore, et il retire le verre, il me regarde, il dit "Voilà, ce n'était pas si difficile, ce n'était pas si humiliant, ce n'était pas si dégradant, tu as bu, tu as cédé, tu as accepté", et je le regarde, je sens la honte monter, la rage, la colère, et je dis "C'était de l'eau, ce n'était pas un serment de soumission, ce n'était pas un abandon, ce n'était pas une victoire pour toi."

Il sourit, il dit "Tu es têtue, Rosalie, vraiment têtue, mais je vais te briser, lentement, méthodiquement, sans relâche, parce que je le veux, parce que ça me plaît, parce que c'est mon plaisir, ma possession, ma vengeance", et il se penche, il pose ses lèvres sur les miennes, ce baiser est différent, plus profond, plus possessif, plus insistant, sa langue entre dans ma bouche, je sens le vin, le désir, la puissance, et je le mords, je mords sa langue, je sens le sang, je sens le goût du métal, et il ne recule pas, il reste là, sa bouche contre la mienne, alors que je le mords, alors que je le déchire, alors que je le punis, et il recule enfin, il touche sa lèvre, il regarde le sang sur ses doigts, il sourit, et il dit "Encore, Rosalie, encore, donne-moi encore ta rage, donne-moi encore ta colère, donne-moi encore ce feu qui brûle en toi."

Il se penche, il m'embrasse, il mord ma lèvre, la douleur est vive, aiguë, une décharge électrique qui traverse tout mon corps, je crie, ma bouche s'ouvre, et il entre, sa langue explore, prend, possède, et je le mords encore, je le mords plus fort, je sens le sang couler, je sens le goût de lui sur ma langue, et il ne recule pas, il reste là, il me prend, il me possède, il me consume, et il recule enfin, il respire un peu plus fort, ses yeux brillent, et il dit "Tu es un défi, Rosalie, le plus beau défi de ma vie, le plus excitant, le plus dangereux, et je vais te briser, je vais te modeler, je vais te faire à mon image."

Il se lève, il va vers la porte, il se retourne, il dit "Demain, je te montrerai ce qu'est vraiment la soumission, je te montrerai ce que tu es devenue, ce que tu vas devenir, ce que je vais faire de toi, prépare-toi, Rosalie, parce que demain, tout va changer", et il sort, il referme la porte, et je reste seule, la chaîne à ma cheville, le goût du sang dans ma bouche, le sien, le mien, le goût de la guerre, et je tremble, de rage, de désir, de haine, d'autre chose, quelque chose que je ne veux pas reconnaître, que je ne veux pas nommer, que je ne veux pas accepter, et je pose ma main sur ma bouche, là où il m'a embrassée, là où il m'a mordue, là où il m'a marquée, et je sens la chaleur de sa bouche, la trace de ses dents, la promesse de ses caresses, et je ne sais plus qui je suis, je ne sais plus ce que je veux, je ne sais plus si je suis capable de me battre encore.

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