ÉliaLa voiture s'arrête. La portière s'ouvre. Et il descend.Il est en manteau noir, sans chauffeur, il a conduit lui-même, trois heures de route de nuit, et il traverse la chaussée vers moi, et il ne court pas, il ne crie pas, il marche, avec cette marche qui possède le sol, et dans la lumière des phares je vois son visage, et son visage est le visage des neuf minutes, le visage en ruines, le visage d'un homme qui a passé des semaines à chercher une femme dans la nuit et qui la trouve couverte de boue et de sang au bord d'un fossé.Il s'arrête à deux mètres. Deux mètres exactement. Et nous nous regardons.Et c'est brutal. C'est brutal parce que tout est là, tout, en une seconde : le manque, la peur, la colère, la pierre dans ma main, la porte qu'on n'ouvre pas, l'article, le fossé, la voix d'horloge, ma belle, la main dans le noir, tout. Et ni lui ni moi ne savons quoi faire de tout ça, alors nous restons là, à deux mètres, dans les phares, et c'est Marco qui recule, imperceptibleme
ปรับปรุงล่าสุด : 2026-10-05 อ่านเพิ่มเติม