ÉliaIl dort. Enfin, il dort, ou il fait semblant, je ne suis plus sûre de rien, peut-être que nous sommes deux à faire semblant, peut-être que ce lit est devenu un théâtre où chacun joue le sommeil pour l'autre. En tout cas sa respiration s'est approfondie, et sa main s'est alourdie sur ma hanche, et je reste immobile sous cette main comme sous une pierre.Je revis la scène. Je n'ai pas le choix : elle tourne, elle tourne, en boucle, sans fin. Pasqua. Pasqua d'abord. Il rentre chez lui, il ne se rendort pas. L'homme est une enveloppe. Chaque phrase est là, intacte, et chaque phrase, à chaque passage, change un peu de sens, comme ces dessins qui sont tantôt un vase, tantôt deux visages. Pasqua d'abord, d'abord, ce qui veut dire qu'il y a un ensuite, qu'il y a une liste, que la nuit n'est qu'un début. Personne ne touche à sa famille, cette phrase-là, au milieu du reste, est presque une caresse, et elle est peut-être la plus monstrueuse de toutes : il y a des règles, il y a une étiquett
ปรับปรุงล่าสุด : 2026-09-21 อ่านเพิ่มเติม