Je lève les mains. Je les pose sur sa chemise, sur sa poitrine, et je sens son cœur sous mes paumes, un cœur qui bat vite, si vite, un cœur d'homme qui n'a pas froid, qui n'est pas maître de tout, qui a peur, lui aussi, qui attend, lui aussi, et cette découverte , qu'il a peur , me donne plus de courage que tous les discours du monde. Je défais sa chemise. Mes doigts sont maladroits, trop vifs, trop lents, et il laisse faire, il laisse mes mains apprendre, il laisse mes mains commettre leurs premières erreurs sur son corps, et c'est peut-être cela, la confiance : se laisser approcher par des mains qui ne savent pas encore, des mains qui apprennent, des mains qui hésitent, des mains qui sont en train de l'aimer, là, maintenant, sans le savoir. Sa chemise tombe. Je découvre son torse, ses épaules, ses bras , le corps d'un homme qui a travaillé, autrefois, le corps d'un homme qui porte des cicatrices, deux, trois, des cicatrices fines, anciennes, pâles, une sous la
Zuletzt aktualisiert : 2026-09-06 Mehr lesen