Pas de quoi ai-je pitié de moi, ça, je sais, je vis avec, c'est ma petite musique de chambre. Non : de quoi lui a-t-il pitié, lui qui sait tout, lui qui était dans le hall la nuit de l'homme au tapis, lui qui conduit la deuxième voiture, lui qui a vu passer d'autres lumières avant moi, qu'est-ce qu'il voit, de là où il est, quand il me regarde ? Quel avenir ? Quel courant ? Quelle falaise ?Et le lendemain, et les jours suivants, je commence à le surveiller. Moi qui étais surveillée, je surveille. Je remarque ses absences, ses retours, les moments où il est dans la maison et ceux où il a disparu. Je remarque qu'il ne me quitte plus vraiment des yeux quand nous sommes dans le même espace, pas comme avant, pas avec la vigilance professionnelle du garde, mais avec autre chose, une attention qui n'a pas été commandée, je le jurerais, une attention qui a débordé du cadre. Il s'est mis, sans se l'avouer peut-être, à veiller sur moi à titre personnel. Et cette nuance-là,
ปรับปรุงล่าสุด : 2026-09-18 อ่านเพิ่มเติม