BAISE-MOI 3
Quand ses mains se font plus pressantes, descendent le long de mon flanc, s’attardent sur la courbe de ma hanche , une hanche plus anguleuse que celle de Béatrice , je murmure contre ses lèvres, en détournant légèrement la tête :
– Lorenzo… doucement, je t’en prie. Je suis… un peu blessée. Endolorie.
Il s’arrête net. Son corps se fige contre le mien. Ses yeux, d’un coup parfaitement lucides, cherchent les miens. Je vois de la tendresse. De la sollicitude. Une pointe de remords, et aussi de la fierté masculine, primitive.
– Amore mio, je suis désolé. Bien sûr. J’ai été un brute. Je vais être très doux. Je te promets.