LA REVANCHE D'UNE HUMILIÉE
Puis plus rien que le ballet des mains gantées, les visages concentrés, le bruit des appareils qu'on règle, qu'on débranche, qu'on rebranche, et moi qui recule, qui recule, qui finis par m'asseoir sur une chaise dans le couloir, à regarder la porte fermée sans rien voir, sans rien entendre, sans rien comprendre, sinon que ma mère s'appelle Viviane et qu'elle est vivante quelque part dans le monde, et que tout ce que j'ai construit, tout ce que j'ai cru, tout ce que j'ai été s'effondre comme un château de cartes qu'un seul souffle suffit à anéantir.
Sabrina
La chambre d'hôpital est silencieuse quand j'y entre en fin d'après-midi, trop silencieuse, comme si la mort avait déjà posé ses valises