Quand l’amour devient un piège
Je me suis rappelé les paroles cruelles du ravisseur : « À vrai dire, tu n’es qu’une chienne de la famille Blanchon, comment oses-tu aimer son jeune maître ? »
J’ai crié alors : « Louis, non... M. Blanchon, je ne vous importunerai plus, je n’oserai plus. »
Louis a semblé enfin comprendre, un éclair de réalisme traversant son regard. Ses gestes, d’abord brusques, sont devenus plus tendres, plus mesurés, lorsqu’il m’enroulait ses bras autour de la taille et me soulevait du sol.
L’apesanteur, cette étrange sensation d’être en dehors de soi, m’a poussée à enrouler mes bras autour de son cou.