POUR TE SAUVER , J'AI DÛ TE PERDRE
Je suis une effigie de cire. Un substitut. La fissure dans mon double jeu s’élargit, lézarde mon armure de l’intérieur. Ce n’est plus seulement de la culpabilité. C’est de la jalousie. Une jalousie acide, brûlante, dévorante. Je suis jalouse d’une femme qu’il a bannie, d’une absente, d’une ombre. Je lui en veux de ne pas me voir. Je m’en veux de vouloir être vue. Et je m’en veux surtout, par-dessus tout, d’être en train de le condamner tout en rêvant de prendre la place de son fantôme.