Cinq ans a espérer, un jour pour tout briser
Marco
Le matin est gris, froid, humide, comme un linceul, comme un suaire, comme une fin. Je suis dans mon appartement, mais pas n’importe quel appartement. Un penthouse du seizième arrondissement, avec vue sur la tour Eiffel, avec des murs en verre, des sols en marbre, des tableaux de maîtres accrochés aux murs. L’argent n’a jamais manqué. Les Fontana ne connaissent pas la pauvreté, ne connaissent pas les fins de mois difficiles, ne connaissent pas les privations. Mon grand-père a bâti un empire, mon père l’a consolidé, et moi, j’ai failli le détruire. Failli. Parce que l’argent est là, toujours là, comme une armure, comme un rempart, comme une malédiction.