Le pacte du roi de la mafia
Mais la rue suivante est pire encore, un kiosque à journaux expose en devanture les mêmes quotidiens que j'ai fuis ce matin, ma photo s'étalant sur toute la largeur de la vitrine, et le vendeur, un vieil homme au visage ridé, lève les yeux vers moi au moment où je passe, me reconnaît immédiatement, et esquisse un sourire édenté qui n'a rien de chaleureux.
— C'est vous, hein ? La mariée du mafieux. J'vous ai vue dans l'journal. Paraît qu'vous valez une fortune, ma p'tite dame. Une fortune.
Ses mots me frappent comme une gifle, et je recule, heurtant presque un passant qui s'écarte avec un juron agacé, et je repars en courant presque, poursuivie par le rire rauque du vieil homme qui résonne da