BAISE-MOI 2
Le piège vient de se refermer, et il remercie encore la main qui l’a tendu.
Je pose ma main sur son torse. Son cœur cogne trop fort, trop vite.
Sous mes doigts, c’est une frontière : la vie, la peur, le désir , tout se mêle.
Je pourrais presque éprouver de la pitié, mais la pitié est un luxe que je ne m’accorde plus.
Je reste là, à écouter battre son cœur, comme on écoute une horloge royale qu’on a enfin arrêtée.