Le maître dominateur
Elle rit doucement, un rire forcé pour alléger l’atmosphère, mais sa mère perçut l’émotion derrière.
« Con ơi... tu nous manques aussi. Beaucoup. On parle de toi tous les jours. Ta cousine Mai demande quand tu reviens pour le Têt. Elle veut te montrer les nouveaux plats qu’elle a appris. »
Elisabeth ferma les yeux une seconde, imaginant la maison familiale à Boston : la table basse encombrée de fruits, l’autel des ancêtres avec son encens, les rires de sa cousine Mai, les câlins de sa mère qui sentaient toujours le jasmin et le bouillon. Une vague de nostalgie la submergea, si forte qu’elle dut s’appuyer au comptoir.