À l'ombre de ta haine
DéesseAmour au bureauNarration à la première personne une touche de douceurjalousie
Je hais cette obéissance automatique, ce réflexe conditionné par des années de soumission voulue, puis imposée.
Je verse le liquide noir et épais, sentant son arôme âcre qui ne parvient pas à couvrir l’odeur de ma propre honte. « Indigne », ai-je murmuré. Le mot résonne. Lui l’est. Moi, je le deviens, à force de plier. Je maugrée entre mes dents, des jurons bas, italiens, hérités des rues de mon enfance, qu’il n’entendra jamais. Bastardo. Tiranno. Malato. Chaque insulte est un baume dérisoire sur la brûlure.