Renaissance au banquet royal : le choix du cœur

Renaissance au banquet royal : le choix du cœur (L'Éveil de l'amour : Renaissance pour devenir sa duchesse)

หรือเป็นที่รู้จักอีกอย่างว่า: L'éveil inattendu de l'amour : Le choix d'Elowen

โดย:  Éventineอัปเดตเมื่อครู่นี้
ภาษา: French
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Yseult de Montfaucon était la dernière héritière d'une vieille maison d'armes. Tous les siens étaient tombés au service de la Couronne. Touché par son sort, le Roi Henri d'Aurel avait décidé de lui accorder un mariage. Dans sa vie précédente, elle avait épousé Louis d'Aurel, Dauphin de Floréance. Dans les appartements du Dauphin, elle avait enduré humiliations et mépris, jusqu'au jour où elle l'avait entendu dire en privé : « Elle a voulu m'imposer cette union. Qu'elle en paie le prix. » Le cœur vidé de toute espérance, Yseult avait supplié le Roi de lui rendre sa liberté. La veille de son départ du palais, elle s'était réveillée à dix-sept ans, le jour même du banquet. Un sourire aux lèvres, le Roi lui a demandé : « Dis-moi, quel homme a gagné ton cœur ? Parle sans crainte. » Yseult s'est inclinée. « Majesté, je porte depuis longtemps Armand d'Aurel, duc de Valbrune, dans mon cœur. » Armand était d'une beauté sans égale, aussi brillant par l'esprit que par l'épée. Mais, grièvement blessé lors d'une grande bataille, il était tombé dans un sommeil dont nul médecin n'avait su le tirer. À la Cour, chacun disait qu'Yseult avait perdu la raison. Pourtant, dans sa vie précédente, lorsque tous l'avaient piétinée, Armand seul lui avait tendu la main. ... Peu à peu, Louis retrouvait les souvenirs de son ancienne vie. Fou de rage, il s'est précipité dans l'hôtel de Valbrune pour reprendre Yseult. Mais il n'a trouvé qu'une chambre silencieuse, des rideaux de gaze retombant autour du lit, et une silhouette menue endormie paisiblement sur le lit. Assis au bord du lit, l'homme qu'il redoutait depuis l'enfance, a levé vers lui un regard presque souriant. « Si vous troublez le sommeil d'Yseult, oubliez le titre de Dauphin. »

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บทที่ 1

Chapitre 1

« Dis-moi, quel homme a gagné ton cœur ? Parle sans crainte. »

La voix du Roi Henri d'Aurel descendait du haut de l'estrade, grave, souveraine, mais empreinte d'une bienveillance sincère.

Yseult de Montfaucon est restée un instant hébétée.

Elle était… revenue ?

Très vite, elle a compris. Elle avait été ramenée quatre ans en arrière, à l’âge de dix-sept ans.

Ce jour-là, un banquet familial se tenait au palais. Le Roi l'avait fait venir à la Cour et avait annoncé qu'il se chargerait de lui trouver un époux.

Yseult a entrouvert les lèvres, mais sa voix s'est perdue dans sa gorge. Une brûlure lui est montée aux yeux.

« Tu n'as pas à craindre quoi que ce soit. »

Comme elle gardait le silence, la voix du Roi s'est encore adoucie.

« La Maison de Montfaucon sert la Couronne par l'épée depuis des générations. Ton père, tes frères, tes oncles sont tous tombés sur le champ de bataille pour la gloire de Floréance. Aujourd'hui, il ne reste de cette maison que toi. La Couronne te doit beaucoup, il m'appartient de veiller à ton établissement. Quel que soit l'homme que tu souhaites épouser, je te l'accorderai. »

Elle avait pourtant déjà vécu cette scène. Mais au seul souvenir de la Maison de Montfaucon, la douleur est revenue, intacte.

Le royaume de Floréance avait été fondé depuis moins d'un siècle. Ses fondations demeuraient fragiles, menacées de l'intérieur comme aux frontières.

L'année précédente, les Cavaliers de Fer du Nord avaient franchi les marches du royaume. La Maison de Montfaucon avait reçu l'ordre de monter au front.

Le jour du départ, son père, ses oncles et ses frères lui avaient fait leurs adieux dans un élan de fierté bruyante, parlant tous à la fois, riant, l'assommant de recommandations. À l'époque, Yseult avait failli s'en agacer.

Quand ils étaient revenus, il ne restait d'eux que des corps, enveloppés dans des manteaux déchirés, alignés en silence dans leurs cercueils.

Ses tantes et ses belles-sœurs étaient retournées dans leurs familles ou s'étaient remariées. Sa mère, consumée par le chagrin, s'était éteinte au début de cette année.

Dans l'immense hôtel des Montfaucon, il ne restait vraiment plus qu'Yseult.

Le Roi avait donné ce dîner sous le nom de banquet familial. En vérité, il voulait régler le mariage d'Yseult, et honorer ainsi la mémoire des Montfaucon tombés pour Floréance.

À sa droite, une voix féminine s'est élevée, rieuse et moqueuse.

« Père, à quoi bon poser la question ? Il n'est un secret pour personne que Mademoiselle de Montfaucon n'a d'yeux que pour mon frère Louis. Elle l'aime, dit-on, jusqu'à en perdre la raison. »

Celle qui venait de parler était la princesse Adélaïde d'Aurel, celle que toute la Cour savait chérie entre toutes.

Elle parlait de Louis d'Aurel, Dauphin de Floréance et compagnon d'enfance d'Yseult.

Dans sa vie précédente, Adélaïde avait déjà prononcé ces mêmes paroles.

À l'époque, Yseult avait rougi et baissé la tête.

Le Roi avait tout vu. D'un large geste de la main, il avait ri d'une voix claire.

« Dans ce cas, je trancherai moi-même. Nous choisirons un jour favorable, et tu épouseras Louis. »

Yseult s'était alors plongée dans les préparatifs avec une joie naïve. Même sa robe de noces, elle l'avait cousue elle-même, point après point. Car elle avait entendu dire qu'une mariée qui y mettait la main verrait son union bénie d'une longue harmonie.

Pourtant, la nuit des noces, Louis avait refusé de consommer leur mariage.

Il ne lui avait même pas permis de monter dans le lit. Yseult avait passé la nuit recroquevillée au pied de la couche, sur les dalles froides.

Comme leur union n'avait jamais été consommée, aucun enfant n'était venu. La compassion que le Roi et la Reine lui avaient d'abord témoignée s'était peu à peu changée en déception.

Au palais du Dauphin, chacun savait d'où venait le vent. Bientôt, plus personne n'avait traité la Dauphine avec le respect qui lui était dû.

Yseult y avait connu toutes les humiliations.

Un jour, par hasard, elle avait surpris une conversation entre Louis et l'un de ses proches.

Ils parlaient d'elle. Elle avait alors compris que Louis savait tout. Les affronts, les mauvais traitements, les injustices qu'elle subissait au palais du Dauphin, il n'en ignorait rien.

Seulement, cela ne lui importait pas.

Ou plutôt, tout cela existait parce qu'il l'avait permis.

Yseult l'avait entendu très distinctement. La voix de Louis était froide, presque railleuse.

« Elle a voulu m'imposer cette union. Qu'elle en paie le prix. »

Son ami lui avait demandé, non sans pitié :

« Mademoiselle de Montfaucon est belle, et elle t'aime. Tu n'as donc vraiment jamais eu la moindre inclination pour elle ? »

La réponse de Louis n'avait porté aucune trace de chaleur.

« Elle ne m'inspire que du dégoût. »

Yseult a senti le froid lui traverser tout le corps.

S'imposer à lui…

Quand donc s'était-elle imposée ?

C'était la volonté du père de Louis, le Roi. S'il ne voulait pas de ce mariage, pourquoi ne l'avait-il pas dit clairement à Sa Majesté ? Pourquoi l'avoir punie, elle ?

Dans cette union absurde, le Roi avait gagné la réputation d'un souverain plein de bonté envers la dernière héritière d'une maison tombée pour la Couronne. Le Dauphin avait satisfait son père.

Seule Yseult avait été sacrifiée.

Qu'avait-elle donc fait pour mériter une telle fin ?

La douleur lui soulevait le cœur, mais rien ne venait. Ses yeux lui faisaient mal, gonflés d'une brûlure sèche, et pourtant aucune larme ne coulait.

Engourdie jusqu'à l'âme, Yseult avait fini par supplier le Roi de la relever de cette union.

Quand Louis l'avait appris, il était entré dans une colère noire. Lui qui, d'ordinaire, ne lui accordait que froideur et silence, avait saisi une tasse de porcelaine blanche et l'avait lancée sur elle.

Yseult n'avait pas bougé.

La tasse l'avait frappée à la tempe. Le sang avait aussitôt coulé en abondance.

Louis avait semblé se figer. Son premier mouvement avait été de se lever pour venir vers elle. Mais, à la fin, il était resté assis là, les dents serrées.

« Inutile de jouer les malheureuses. »

Il avait refusé sa demande. Les jours suivants, il n'avait même plus consenti à lui adresser la parole.

Puis, sans qu’elle sache ce qui s’était passé, Louis avait fini par céder.

La veille de son départ, Yseult avait promené le regard autour de sa chambre. C'est alors qu'elle avait compris qu'elle n'éprouvait aucune nostalgie pour ce lieu. Elle n'avait presque rien à emporter.

Dans le miroir, son propre reflet lui avait paru étranger.

Elle était entrée au palais du Dauphin à dix-sept ans. En quatre années seulement, elle en avait été réduite à cela : un visage blême, des traits creusés, un corps si amaigri qu'elle ne se reconnaissait plus.

Heureusement, elle allait enfin quitter cet endroit…

Yseult avait sombré dans un sommeil trouble. Puis, sans comprendre pourquoi, elle s'était retrouvée ramenée à ses dix-sept ans.

Peut-être Dieu avait-il eu pitié d'elle.

...

« Ainsi, c'est Louis que tu aimes ? »

Le Roi l'a considérée d'un air pensif.

« Bien sûr ! Mademoiselle de Montfaucon aime tellement Louis ! »

La princesse Adélaïde souriait avec malice.

« Elle lui apporte souvent toutes sortes de pâtisseries, qu'elle prépare elle-même. Une fois, elle s'est même blessée à la main, mais elle répétait que ce n'était rien, qu'elle n'avait pas mal. Enfin… la plupart de ces pâtisseries, c'est moi qui les ai mangées. »

Un éclat rusé a traversé son regard, et elle a poursuivi :

« Et puis, il y a quelque temps, Louis a égaré son aumônière favorite. Il en a été contrarié plusieurs jours durant. Mademoiselle de Montfaucon est même venue me demander quels motifs lui plaisaient, dans l'intention de lui en broder une de ses propres mains. »

À mesure qu'Adélaïde parlait, les sourcils de Louis se sont froncés.

De toute évidence, il ne voulait être mêlé à Yseult en aucune manière. Pour lui, ces attentions n'étaient qu'un fardeau.

Dans la salle, les regards des invités se sont alors tournés vers Yseult, chargés de curiosité ou d'une moquerie à peine voilée.

Tous attendaient une anecdote piquante, ou le spectacle d'une jeune fille tournée en ridicule.

Sous les yeux de toute l'assemblée, Yseult aurait dû se sentir humiliée. Pourtant, après tout ce qu'elle avait enduré dans sa vie précédente, cette gêne lui semblait presque familière. Rien qu'elle ne puisse supporter.

Le Roi a souri.

« Je vois. Tu portes donc à mon fils une affection si profonde. À bien y songer, cela n'a rien d'étonnant. Vous avez grandi ensemble depuis l'enfance, je vois que vos sentiments sont partagés. Dans ce cas, j'y pourvoirai… »

Voyant que le Roi était sur le point de prononcer leur union, Yseult a rassemblé son courage et l'a interrompu.

« Votre Majesté. »

« Oui ? »

Le Roi a posé les yeux sur elle.

Les yeux légèrement rougis, Yseult a rassemblé tout son sang-froid. Cette fois, elle n'a plus regardé Louis, assis à la place d'honneur.

Elle a fait une profonde révérence avant de s'agenouiller, la tête basse. Face aux grands officiers du royaume, aux princes du sang et à toute la noblesse réunie, sa voix n'a pas tremblé.

« Il est vrai que j'ai grandi aux côtés de Son Altesse Royale, votre fils. Mais je n'ai jamais éprouvé pour lui qu'un profond respect. Jamais mon cœur n'a nourri la moindre pensée contraire à la bienséance. »

Un silence bref a saisi la salle.

Sur l'estrade, Louis a légèrement froncé les sourcils.

Le Roi l'a observée, partagé entre doute et surprise.

« Dis-tu vrai ? »

Yseult savait que, ce soir-là, le Roi était résolu à la marier.

Si elle ne donnait aucun nom, il ne s'arrêterait pas là.

Alors elle ne s'est pas redressée. Toujours agenouillée devant le Roi, les yeux baissés, elle a parlé d'une voix calme et ferme :

« Sire, je porte depuis longtemps Armand d'Aurel, duc de Valbrune, dans mon cœur. S'il m'était donné de devenir son épouse, je n'aurais plus aucun regret en cette vie. »

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