Dette de sang
Il me le montre chaque jour.
Nikos soupire. Un long soupir qui semble venir du fond de son être. Il recule d'un pas, s'appuie contre le mur crasseux, croise les bras sur sa poitrine.
— L'amour, Cassandre, c'est une maladie. Une maladie dégénérative. Ça commence par un frisson agréable, une chaleur dans la poitrine, l'impression que le monde est plus beau. Et puis ça progresse. Ça te rend faible. Ça te rend vulnérable. Ça te rend prévisible. Et à la fin, ça te tue. Littéralement ou métaphoriquement, ça revient au même.