LE SILVANIEN ET LE LOUP
Soudain, la porte d’entrée explose.
Le bois se brise en une gerbe d’éclats. La serrure métallique cède avec un grincement atroce. Dans l’encadrement, baigné par la lumière grise de l’aube, se tient Elias.
Il n’est plus à moitié transformé. Il est la Bête, presque entièrement. Sa taille a augmenté, déchirant ce qui restait de ses vêtements. Une fourrure gris-acier, hérissée, recouvre son corps décharné par une musculature de prédateur. Son museau est allongé, ses crocs ruissellent de salive. Ses yeux ne sont plus des yeux, mais deux soleils jaunes en fusion, brûlant d’une fureur que je peux sentir physiquement, comme une vague de chaleur.
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