BAISE-MOI ENCORE
GABRIEL
Je cours. Je cours comme un possédé, comme si derrière moi les flammes de l’enfer s’étaient levées pour me happer. La pluie fouette mon visage, lacère mes yeux, brouille tout. Mais je ne ralentis pas. Si je m’arrête, je meurs. Si je m’arrête, je me noie dans ce que j’ai fait.
Chaque pas est un cri muet. Chaque battement de mon cœur est un coup de marteau qui résonne dans ma poitrine. Tu as péché. Tu as chuté. Tu as trahi.