Le pacte du roi de la mafia
, renchérit un second quotidien, qui a choisi une image où l'on voit mon père me tenir le bras avec une poigne de propriétaire, mon visage pâle contrastant avec son expression satisfaite de négociateur heureux.
Je prends le troisième journal en tremblant, incapable de détacher mon regard de cette photo qui s'étale en pleine page, une photo où Damon me plaque contre les marches de pierre, son corps couvrant le mien, ses bras formant un rempart autour de ma tête, et le titre qui barre l'image en lettres capitales, « La mariée achetée du Roi de la Mafia », résonne dans mon crâne comme un verdict sans appel. Ce surnom, cette étiquette infamante que la presse vient de m'attribuer, me réduit à ce