PRENDS-MOI SAUVAGEMENT 2
Élodie
Le réveil est une déchirure, une violence. La soie sensuelle du rêve se déchire d’un coup, laissant place au vide cruel des draps froids. La lumière du jour, crue, tranche à travers les persiennes comme un couteau. Mon cœur cogne encore, un écho désordonné et sourd du sien que je sentais contre mon dos, une palpitation qui résonne jusque dans le creux de mon ventre. Ma peau est moite, vibrante, vivante d’un mensonge. Chaque pore hurle le souvenir de sa chaleur, chaque muscle se souvient de l’étreinte. Entre mes cuisses, une sensation sourde, lancinante, un écho fantôme de sa possession. Je serre les dents si fort que ma mâchoire craque.