로그인— Tu le fais exprès, dit-il à voix basse, quand Ricardo s'éloigna enfin.Je levai les yeux vers lui, un sourire innocent aux lèvres.— Exprès Je ne vois pas de quoi tu parles.....— Tu sais très bien de quoi je parle.— C'est toi qui m'as amenée ici. Je dois bien faire bonne figure . C'est ce que tu m'as demandé, non ? Être ta secrétaire, sourire, être aimable.....tout ça.Il posa son verre sur la table avec un bruit sec.— Tu n'es pas obligée de forcer . Ni de déployer ton charme pour leurs blagues débiles.Je le regardai, amusée par le ton qu'il prenait. Un ton que je ne lui connaissais pas. Un ton presque jaloux.— Tu rigoles ? Je suis entourée de mafieux armés jusqu'aux dents. Je ne peux que rire à leurs blagues.Il allait répondre quand un homme en costume s'approcha de lui, se pencha à son oreille et murmura quelque chose. Cameron hocha la tête, puis se tourna vers moi.— Attends-moi ici. Pas de bêtise.— Où tu vas ?— Je reviens.Il partit avant que j'aie pu répondre. Je le reg
Je passai près d'une heure devant le miroir.La robe rouge était posée sur le lit, impeccable. Je pris ma douche, lavai mes cheveux, les séchai lentement. Puis je m'assis devant la coiffeuse, la trousse de maquillage neuve ouverte devant moi. Je voulais faire bonne figure. Pour une fois, je voulais être irréprochable.J'appliquai le fond de teint, le correcteur sous les yeux, un peu de poudre. Je dessinai mes sourcils, appliquai un fard discret sur mes paupières, traçai un trait d'eye-liner précis. Du mascara, en deux couches. Un peu de blush sur mes pommettes. Et le rouge à lèvres un rouge profond, presque de la même couleur que la robe. Je l'appliquai soigneusement, en épousant la forme de ma bouche. Puis je pris un mouchoir, pinçai mes lèvres, vérifiai le résultat.Je me regardai dans le miroir. La femme qui me rendait mon regard n'était pas celle que j'avais l'habitude de voir. Elle était plus sûre d'elle, plus dure aussi. Elle avait quelque chose dans les yeux qui ne pardonnait
Le café était chaud entre mes mains. Je le bus lentement, debout dans la cuisine, les yeux fixés sur la lumière qui entrait par la fenêtre. Il faisait beau, pour une fois. Un soleil pâle mais réel, qui découpait des rectangles dorés sur le parquet.Je pris ma douche. L'eau chaude coula longtemps sur ma nuque, mes épaules, mes bras. Je fermai les yeux et laissai la vapeur m'envelopper. Quand je sortis, la salle de bain était embuée, le miroir opaque. Je m'essuyai, enroulai une serviette autour de mes cheveux et me dirigeai vers la chambre.La robe rouge m'attendait sur le lit, là où je l'avais posée la veille au soir après avoir raccroché avec Cameron. Je la regardai un moment. Puis je la pris et l'enfilai. Le tissu glissa sur ma peau, fluide, léger. Le dos nu laissait mes omoplates à l'air, la fente découvrait ma cuisse quand je bougeais. Je me regardai dans le miroir.Je ne ressemblais pas à la fille qui était arrivée ici a la recherches d'un travail il y'a quelques mois. Je ressembl
Je me réveillai en sursaut.La lumière du matin filtrait à travers les rideaux, pâle et grise. Je mis quelques secondes à me rappeler où j'étais, ce qui s'était passé la veille. L'entrepôt. Le sang. Les mains de Cameron. La phrase que j'avais lâchée sans réfléchir.*Tu devrais te laver les mains.*Je fermai les yeux une seconde, puis me levai. J'enfilai un t-shirt propre, un legging, et j'attrapai mon téléphone sur la table de chevet. Aucun message. Rien de Cameron. J'allais poser l'appareil quand la sonnette de l'entrée retentit.Je fronçai les sourcils. Je n'attendais personne. Je traversai l'appartement pieds nus et ouvris la porte sans réfléchir.Un homme se tenait sur le seuil. Un de ceux qui montaient la garde en bas, d'habitude. Il tenait une grande boîte blanche dans les bras.— Bonjour, madame. Le patron nous a dit de vous déposer ça.Il me tendit la boîte. Je la pris, surprise.—Oh je vois .... Merci.L'homme hocha la tête et repartit vers l'ascenseur sans attendre de répons
Cameron conduisait.Une main sur le volant, l'autre posée sur le levier de vitesses. Il regardait la route. Les rues de Londres défilaient, grises et humides. La radio était éteinte. On ne parlait pas.Le trajet avait été silencieux depuis l'entrepôt. Pas un mot. Pas un regard. Juste le bruit du moteur et le frottement des pneus sur l'asphalte. Je regardais ses mains. Elles reposaient sur le volant, immobiles. Des mains que je connaissais par cœur maintenant. La façon dont elles se posaient sur ma nuque. Dont elles me retenaient quand je vacillais. Mais ce soir, elles étaient tachées. Le sang avait séché sur ses jointures, dans les plis de ses doigts, sous ses ongles.Je ne pouvais pas détourner les yeux.L'odeur me revenait par vagues. Cette odeur âcre, métallique. Le bruit des coups. Le craquement des os. Les supplications de l'homme. Tout cela tournait dans ma tête. Je n'avais pas détourné le regard. Je m'étais forcée à rester. À voir. À comprendre.Mais maintenant, dans cette voit
Je respirai profondément. Une fois. Deux fois. Trois.J'ouvris les yeux. Cameron était penché sur l'homme, ses doigts sous son menton, lui relevant la tête. La lumière crue du néon éclairait le visage du prisonnier un type d'une quarantaine d'années, le visage boursouflé, des poches sous les yeux, la barbe mal rasée. Il tremblait, ses attaches crissant contre l'accoudoir métallique de la chaise.— Tu sais pourquoi t'es là ? demanda Cameron, la voix calme, presque douce.L'homme hocha la tête, les yeux écarquillés.— Parce que... parce que j'ai volé le chargement. La livraison de la semaine dernière. Mais je vous jure, chef, j'avais pas le choix. Ma famille...— Ta famille, répéta Cameron, comme s'il goûtait le mot.— Ma femme, mon fils... ils m'ont dit que si je coopérais pas, ils leur feraient du mal. Alors j'ai pris le chargement, je l'ai planqué, et je devais le livrer hier soir.— Et tu ne l'as pas livré.— Parce que j'ai eu peur. Parce que j'ai pensé... j'ai pensé que vous me tu
Je reste figée devant le dossier confidentiel, le cœur battant la chamade. Les pages légèrement entrouvertes me narguent, promettant des réponses à mes questions tourbillonnantes : qui est vraiment Cameron Black ? Quelles ombres se cachent derrière Black Industries ? Une partie de moi, la curieuse,
“J’aurais dû le tuer depuis longtemps, ce connard. Le laisser pourrir comme les autres. Putain, s’il touche à un de tes cheve...” Il s’arrête net, jetant sa veste sur le fauteuil avec une violence qui fait trembler le bureau. Puis, ses yeux verts se posent enfin sur moi, et quelque chose change. La
Le soleil se lève à peine sur Londres, filtrant à travers les nuages bas et grisâtres qui enveloppent la ville comme un linceul. Je suis assise à l’arrière de la Bentley noire, les mains crispées sur mes genoux, tandis qu’Alfred, le chauffeur, conduit en silence vers la Black Tower. Pas de Cameron
« Déshabille-toi. »Les mots tombent comme une sentence dans le silence lourd de la suite. Je reste figée dans l’encadrement de la salle de bain, la chemise de nuit en soie encore pliée sur mon bras. Mon cœur cogne si fort que je l’entends dans mes tempes. Non. Je ne peux pas. Pas comme ça. Pas ce







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