Oskal
Besançon
Anka revint de la cuisine, se rassit et continua son récit. Elle raconta son père brisé, rentrant à la maison drapé de dignité. Une fois la porte fermée, elle lui lui décrivit le hurlement qu’il avait poussé. Le bouleversant cri de douleur, un cri animal de bête blessée qu’elle entendait encore dans ses cauchemars quasi quotidiens ! Son père, son papotchka, avait cessé de vivre ce matin-là, et Anka avait cessé d’aimer son Ira chérie. Oui, l’amour d’Anka pour sa sœur se transforma en dégoût tant ce cri l’avait retournée, tant elle avait communié avec l’infinie, l’incurable blessure de son père.
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