LE SANG SUR L'ENCRE
Alayna
La reconstruction est un processus qui se mesure en souffles, en regards, en silences qui en disent long.
L'infection est vaincue, mais mon bras reste un champ de bataille figé dans la chair. Les séances de rééducation sont des séances de torture. Kalen, avec une patience qui me surprend, m'aide à bouger chaque doigt, à plier le poignet, des mouvements d'une simplicité enfantine qui sont devenus des montagnes à gravir. La douleur est une constante, une basse continue dans l'orchestre de ma vie. Parfois, quand un mouvement trop brusque réveille le feu endormi, je crispe les dents, les larmes aux yeux. Je ne pleure plus de désespoir, mais de frustration. La faiblesse est une prison.
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