Le père que le destin cachait
Vous dansez ?
Ce n'est pas une question, c'est un ordre déguisé en invitation, c'est un défi qu'il me lance, c'est une main qu'il me tend, une main longue et élégante où brille la chevalière des Draken, ce dragon aux ailes déployées qui semble me narguer de ses yeux d'or. Et je la prends, je la prends sans réfléchir, sans peser le pour et le contre, sans me demander si c'est une erreur ou une folie ou un suicide. Je pose ma main dans la sienne, et sa paume est chaude contre la mienne, et ses doigts se referment autour des miens avec une douceur que je n'attendais pas, une douceur qui me brise et me ravit et me terrifie en même temps, une douceur qui me rappelle les nuits à l'auberge du Cerf
Sikat na Kabanata