Dette de sang
Chaque parcelle de fierté qui se délite est une brique qui tombe du mur que j’ai décidé d’abattre.
« Je te hais. »
Ses derniers mots résonnent encore. Une flèche émoussée qui n’a même pas effleuré l’armure.
La haine, je m’en nourris. C’est un feu qui brûle encore. Bien mieux que l’indifférence. La haine, c’est un lien. C’est une reconnaissance. Elle me hait comme on hait la mer qui vous a englouti ou la foudre qui vous a frappé. Elle me hait avec la force de quelqu’un qui sait que je suis la source de tout : de son ascension, et maintenant, de sa chute.