L'OMBRE D'UN MIRACLE
Élise
La veille de la signature chez le notaire, je fais le rêve.
Je suis dans la maison, la ferme. Elle est magnifique, rénovée, pleine de lumière. Je tiens un bébé dans mes bras. Il rit. Puis, soudain, le bébé se met à pleurer, des pleurs perçants, désespérés. Je cherche Gabriel, mais la maison est vide, immense, un dédale de pièces vides. Les pleurs de l’enfant résonnent, amplifiés, devenant un hurlement. Je cours de chambre en chambre, mais je ne le trouve jamais. Je me réveille en sursaut, le visage mouillé de larmes, le cœur battant à tout rompre.
Gabriel dort à côté de moi, un sommeil agité. Je me lève, marche jusqu’à la fenêtre. La ville dort.