MON DEMI-FRÈRE EST MON BEAU PÉCHÉ
Elle avait construit la vie parfaite : une carrière flamboyante dans les salons de Bordeaux, un fiancé doux promettant sécurité et éternité.
Puis la nouvelle est tombée — Adrien De-Luca, son demi-frère, l’homme dont les mains l’avaient autrefois consumée, allait épouser une autre femme.
Chaque cicatrice enfouie s’est rouverte.
Les étés de leur adolescence ont resurgi : des corps enlacés dans des recoins sans lune, des promesses gravées sur une peau humide, la lumière du matin qui les avait déchirés quand ils avaient découvert ce même sang maudit qui coulait dans leurs veines.
Elle avait enchaîné ce désir sauvage sous terre.
Lui l’avait enterré encore plus profondément.
Mais le destin les a poussés dans la même pièce obscure.
Un effleurement accidentel des doigts.
Un regard félin, sans garde.
Et le mensonge qu’ils avaient vécu a explosé — primal, impitoyable, dévorant.
Les nuits secrètes les engloutissaient : des baisers lourds de péché et de pardon fragile, une douceur qui se brisait en une faim possessive, des corps hurlant des vérités que leurs lèvres ne pouvaient prononcer. La honte les déchirait de l’intérieur tandis qu’ils en voulaient toujours plus.
Ils juraient que c’était fini.
Ils mentaient.
Jusqu’à ce que des mains masquées arrachent Dominique dans la nuit.
Adrien est devenu la vengeance incarnée.
Aucune pitié. Aucun survivant.
Il a taillé à travers les empires pour la ramener.
Certaines obsessions consument l’âme.
Certains tabous se paient avec le sang.
Cet amour ? Il détruit des mondes — ou les reconstruit à partir des cendres.