LA REVANCHE D'UNE HUMILIÉE
Élianor
Je recule d'un pas, puis d'un autre, puis d'un autre, je recule parce que c'est trop, trop de vérité, trop d'émotion, trop de lui, trop de nous, trop de tout, je recule parce que je sens le mur qui se fissure, qui s'effrite, qui va tomber, je recule parce que j'ai peur, peur de ce qui va arriver si je reste, si je l'écoute, si je le crois, si je l'aime, si je dis oui, si je dis enfin ce que je n'ai jamais dit à personne, ce que je n'ai jamais osé dire à personne, ce que je n'ai jamais su dire à personne, oui, oui, oui.
— Tu me fuis depuis six mois, Élianor, tu me fuis depuis six mois, depuis que je suis arrivé, depuis que je me suis installé dans cette maison, depuis que j'ai frappé