Tu es revenu trop tard
Mes doigts tremblent sur le papier jauni, et mes yeux se brouillent, mais je continue de lire, je dois continuer, je ne peux pas m'arrêter maintenant, je ne peux pas m'arrêter avant d'avoir lu la dernière phrase, le dernier mot, le dernier souffle de son âme sur le papier.
« Je l'aime, voilà la vérité. Je l'aime, et c'est cela le pire. Malgré tout ce qu'il m'a fait, malgré tout ce qu'il ne m'a pas donné, malgré tout ce qu'il a offert à une autre, malgré les nuits d'attente et les dîners solitaires, malgré les silences et les absences, malgré les mensonges et les trahisons, malgré tout cela, je l'aime encore. Je l'aime comme on aime une maladie incurable, comme on aime une malédiction, comme