Le shintoïsme regorge de divinités fascinantes, mais quelques-unes se démarquent vraiment. Amaterasu, la déesse du soleil, est probablement la plus célèbre. Elle incarne la lumière et la prospérité, et son mythique refuge dans une grotte explique même les éclipses selon les légendes. Susanoo, son frère turbulent, représente les tempêtes et les océans – un personnage complexe, tantôt destructeur, tantôt héroïque. Tsukuyomi, le dieu de la lune, complète cette triade céleste. Ces kami ne sont pas juste des concepts abstraits ; ils façonnent des histoires qui influencent encore les festivals japonais aujourd'hui.
Dans les sanctuaires locaux, on croise aussi Inari, reconnaissable à ses messagers renards, associée à la fertilité et au commerce. Hachiman, le protecteur des guerriers, montre comment le shinto s'est mêlé à l'histoire du Japon. Ce qui me touche, c'est leur humanité : ces divinités commettent des erreurs, éprouvent des jalousies... comme dans 'Kojiki', où leurs exploits ressemblent à des dramas familiaux épiques.