STÉRILITÉ PARTAGÉE
Je me cramponne à ses épaules, de peur de m’effondrer, de peur que tout ne s’arrête.
Le tonnerre gronde au loin, couvrant le bruit de nos respirations haletantes. La première goutte de pluie, lourde et chaude, s’écrase sur mon bras nu. Puis une autre. Il ne s’arrête pas. Le baiser se fait plus profond, plus urgent. Ses bras m’encerclent, me pressent contre lui, et je sens chaque muscle de son corps, sa force, son désir contre le mien. C’est une révélation brutale, vertigineuse. Voilà. Voilà à quoi ça aurait dû ressembler. Voilà ce que c’est, la passion. Ce n’est pas un devoir, ce n’est pas un échec. C’est un incendie.