Pénicilline Mortelle
Cette nuit-là, pendant mon service, j'avais accepté à contrecœur la demande suspecte de Maïté Toutain, ma sœur adoptive : changer la perfusion d'un petit patient. Comment aurais-je pu deviner que j'assisterais, impuissante, au décès d'un garçon de sept ans, foudroyé par une réaction allergique ?
Ses proches, éperdus de rage, ont fait irruption dans le poste de soins et m'ont rouée de coups : « C'est toi qui as administré le mauvais liquide ! Tu as tué mon enfant ! »
Je n'avais perfusé que du glucose… Comment cette tragédie était-elle possible ?
Alors que ma conscience vacillait, quelqu'un avait appelé la police. J'espérais une délivrance, mais c'était mon prop
Sikat na Kabanata