L’ombre du passé
Le langage n'était pas celui du journal intime conventionnel, mais celui d'une prose littéraire sophistiquée, une tapisserie complexe de sous-entendus et de symboles.
« En ce jour mémorable où l'astre solaire déclinait sa flamme ardente, et que les jardins verdoyants de ce temple du savoir s'enveloppaient d'une ombre discrète, mon âme, agitée par les échos d'une prose audacieuse et par les fièvres d'un cœur encore en sommeil, fut le theâtre d'une rencontre fortuite, orchestrée, semble-t-il, par le caprice des destins et l'aveuglement des sens. Un masque, d'une ressemblance troublante à celui de l'esprit que mon cœur, par une étrange chimère, chérissait secrètement, s'approct v ant la juste p