Sa Chaleur 3
Trop froid, trop chaud, trop dur, trop profond.
Et puis, dans le chaos muet de ce viol, je sens ses lèvres s’arracher aux miennes. Je cherche son air, je tente de le suivre. Mais sa main sur ma mâchoire se fait plus dure, me clouant sur la table. Il recule son visage de quelques centimètres. Et là, je vois. Ses yeux gris ne sont plus des glaciers. Ils sont en feu. Littéralement. Les iris sont des cercles de mercure incandescent, parcourus de flammes dansantes, de coulées de lave argentée. C’est un regard de fin du monde. Un regard qui annonce l’apocalypse. Et ses lèvres s’entrouvrent. Il va parler. Il va prononcer mon nom, j’en suis sûr, et le son de mon nom dans sa bouche sera l’achèvement,