Le père que le destin cachait
On a le droit de savoir, on a le droit de voir, on a le droit d'être là.
Kaelis lève les yeux de son livre, il me regarde longuement, de ce regard gris et intense qui est le sien et qui est celui de notre père, ce regard qui pèse et qui juge et qui réfléchit à tout avant de parler, et je m'attends à ce qu'il proteste, à ce qu'il me sorte un de ses arguments raisonnables et ennuyeux, à ce qu'il me dise qu'il faut être prudent, qu'il faut attendre, qu'il faut réfléchir. Mais au lieu de cela, il referme son livre d'un coup sec, un claquement qui fait sursauter Marguerite dans sa cuisine, et il dit simplement, avec cette voix grave et posée qu'il prend toujours quand il a pris une décision impor
Sikat na Kabanata