L'otage du parrain
Je pousse la porte vitrée, je sors dans la nuit froide, et l'air vif me frappe le visage, me brûle les poumons, mais ne parvient pas à éteindre le feu qui consume ma poitrine.
La jalousie. Voilà le nom de cette douleur. Une jalousie féroce, animale, qui me prend par surprise et me laisse désemparée, adossée à la balustrade de pierre, les yeux fixés sur les jardins obscurs où les fontaines scintillent dans l'obscurité comme des larmes d'argent. Je ne devrais pas. Je ne devrais pas ressentir cela pour lui, pour mon geôlier, pour l'homme qui a détruit ma vie, pour le Parrain qui m'enferme et m'exhibe et me rejette. Et pourtant, cet