La tragédie du sourire masqué
J'étais en phase terminale d'insuffisance rénale. Le rein le plus compatible qu'on ait enfin trouvé pour moi, mon mari Régis l'a offert à ma sœur Laurine.
J'ai refusé la proposition du médecin d'attendre un autre donneur et suis sortie de l'hôpital.
Dégoûtée par ces gens, j'ai compris qu'il était inutile de continuer à me battre.
Alors j'ai légué à ma sœur toutes mes économies des années passées. Enfin, j'ai vu mes parents sourire.
Régis s'épuisait chaque jour à prendre soin d'elle. Loin de m'irriter, je l'encourageais à être plus attentionné. Quand notre fils a demandé si ma sœur pouvait devenir sa maman, j'ai même acquiescé en souriant.
Mais pourquoi, maintenant que tout leur a réussi, regrettaient-ils soudain ?