Le chantage du duc
Je pousse la porte, qui s'ouvre sans bruit sur ses gonds bien huilés, et je m'efface pour laisser Livia entrer la première.
La chambre est plus petite que celle où elle a passé la nuit dernière, mais elle est mieux meublée, plus confortable, plus digne d'une Duchesse. Un lit à baldaquin aux colonnes de chêne sculpté trône au centre de la pièce, drapé de rideaux de velours noir qui descendent jusqu'au sol et qui lui donnent l'aspect d'un catafalque. Les draps sont de lin blanc, fraîchement changés, et une couverture de fourrure sombre est pliée au pied du lit. Une coiffeuse au miroir terni par les ans est placée près de la fenêtre ogivale, garnie d'un nécessaire de toilette en argent et d'une
Sikat na Kabanata